Le prince Harry et Meghan aux côtés d’Élisabeth II pour leur dernier devoir royal

Les deux trentenaires, qui se sont mariés en mai 2018, se lancent dans leur nouvelle vie sur la côte ouest du Canada avec leur fils Archie, 10 mois.
Photo: Tolga Akmen Agence France-Presse Les deux trentenaires, qui se sont mariés en mai 2018, se lancent dans leur nouvelle vie sur la côte ouest du Canada avec leur fils Archie, 10 mois.

Des sourires devant les caméras avant le grand saut : le prince Harry et son épouse Meghan ont honoré lundi, aux côtés de la reine Élisabeth II, leur dernière obligation royale avant de commencer leur nouvelle vie au Canada.

Vêtue d’un manteau et d’un chapeau bleu ciel, la reine est arrivée à l’abbaye londonienne de Westminster, devant laquelle se pressait la foule, pour une messe à l’occasion de la Journée du Commonwealth.

Tous les regards étaient cependant tournés vers son petit-fils Harry, sixième dans l’ordre de sa succession, qui s’apprête à retourner au Canada — pays membre du Commonwealth — après avoir ébranlé la famille royale avec ses désirs d’indépendance.

Le duc de Sussex, 35 ans, et son épouse Meghan, 38 ans, ont cette année été conduits directement à leurs sièges au lieu de remonter l’allée centrale de l’abbaye aux côtés de la reine comme la plupart des membres principaux de la famille royale. Tout un symbole, alors que les époux cesseront à la fin du mois d’être des membres actifs de la famille royale britannique. Ils ne pourront plus utiliser leurs titres d’Altesses royales ni représenter officiellement la reine.

Ils ne bénéficieront plus de fonds publics et seront libres de nouer des contrats commerciaux et de monnayer leur statut de personnalités publiques dans des galas de charité.

Les deux trentenaires, qui se sont mariés en mai 2018, se lancent dans leur nouvelle vie sur la côte ouest du Canada avec leur fils Archie, 10 mois, loin d’un carcan royal dans lequel le fils cadet de Lady Di et l’ex-actrice américaine n’ont jamais semblé à l’aise.

Le prince Harry a dénoncé à de multiples reprises la pression impitoyable des médias, accusant les tabloïds de racisme envers sa femme métisse. Il disait craindre qu’elle ne soit traquée de la même manière que sa mère Diana, morte dans un accident de voiture en 1997 à Paris alors qu’elle était poursuivie par des paparazzis.

Émotions

Le « Megxit » a suscité beaucoup de colère au sein de la presse ou des ardents partisans de la famille royale, le couple se voyant reprocher de vouloir profiter des avantages de leur célébrité sans en subir les obligations.

Les trentenaires ont cependant reçu un accueil chaleureux pour leurs dernières interventions publiques, qui ont conduit Harry dans un studio d’enregistrement avec la vedette Bon Jovi, dans un musée automobile avec le pilote Lewis Hamilton ou en livrée militaire pour une cérémonie récompensant les exploits de militaires malades ou blessés.

« Vous êtes nombreux ce soir à m’avoir dit que vous couvriez mes arrières. Je suis ici pour vous dire que je couvrirai toujours les vôtres », s’est ému le prince Harry lors de ce dernier événement jeudi. Celui que la presse dit amer de devoir renoncer à ses fonctions dans l’armée, et qui a servi en Afghanistan, a dit aux militaires être « fier d’avoir servi à (leurs) côtés en tant que capitaine Wales ».

La visite surprise de Meghan dans un collège de l’Est londonien a tiré des cris de joie aux élèves. Dans un discours en lien avec la journée des droits des femmes, elle les a exhortés, « quelle que soit (leur) couleur de peau ou (leur) sexe », à « défendre ce qui est juste », et a demandé aux jeunes garçons en particulier de « donner l’exemple à certains hommes ».

Si les « Sussex » sont pour l’instant installés au Canada, pays qui refuse de continuer de payer pour leur sécurité, leurs activités futures restent entourées de mystère.

L’arrangement obtenu avec la famille royale sera réexaminé dans un an, afin de leur donner la possibilité de retourner dans le giron royal. Selon le Sun, la reine Élisabeth II, 93 ans, a déclaré à son petit-fils lors d’un récent déjeuner que le couple serait toujours le bienvenu.