Boris Johnson veut un pont entre l’Irlande du Nord et l’Écosse

Cela fait des années que circule l’idée de relier par un pont l’Irlande du Nord au reste du Royaume-Uni, mais celle-ci a pris de l’ampleur sous la houlette de Boris Johnson.
Photo: Paul Ellis / Pool via Associated Press Cela fait des années que circule l’idée de relier par un pont l’Irlande du Nord au reste du Royaume-Uni, mais celle-ci a pris de l’ampleur sous la houlette de Boris Johnson.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a demandé à ses équipes d’étudier la possibilité de construire un pont qui relierait la Grande-Bretagne à la province britannique d’Irlande du Nord, a déclaré lundi son porte-parole.

Cela fait des années que circule l’idée de relier par un pont l’Irlande du Nord au reste du Royaume-Uni, mais celle-ci a pris de l’ampleur sous la houlette de Boris Johnson.

« Nous sommes en train d’étudier l’idée d’un pont », a déclaré lundi le porte-parole du premier ministre conservateur, ajoutant que les équipes travaillant sur le sujet n’en étaient qu’au début de leur réflexion.

Dans la province nord-irlandaise, le projet est soutenu par certains responsables politiques pro-britanniques, qui y voient un moyen de renforcer des liens mis à rude épreuve par le Brexit.

Le dirigeant du Parti unioniste démocratique, Ian Paisley, avait lui-même demandé en décembre au premier ministre de construire un « Boris Bridge » (« pont Boris ») entre l’Irlande du Nord et l’Écosse, Boris Johnson lui répliquant alors que « l’idée [était] très intéressante ».

Un projet compliqué

Mais d’autres s’interrogent sur le coût et la faisabilité du projet, compte tenu des vents et de la profondeur des eaux dans ce bras de la mer d’Irlande, qui mesure 19 km à son point le plus étroit. Selon les experts, le pont devrait être beaucoup plus long que cela.

Les quantités de munitions jetées au fond de la mer après la Deuxième Guerre mondiale risquent aussi de compliquer le projet.

Le Parti unioniste d’Ulster, défendant pourtant les liens entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, s’est insurgé devant ce « projet fantaisiste », soulignant que de nombreuxet hôpitaux, routes et écoles avaient besoin de financement.

Boris Johnson a déjà un passif tristement célèbre en matière de ponts : lorsqu’il était maire de Londres, le conservateur avait lancé un grand projet de « pont-jardin » au-dessus de la Tamise, qui avait finalement été abandonné après avoir coûté 53,5 millions de livres (91,9 millions de dollars canadiens).