En pleine tempête royale, Meghan Markle rentre au Canada

Les tabloïds britanniques sont très critiques des supposés caprices de l’épouse du prince Harry, Meghan Markle, et de son luxueux train de vie.
Photo: Daniel Leal-Olivas Agence France-Presse Les tabloïds britanniques sont très critiques des supposés caprices de l’épouse du prince Harry, Meghan Markle, et de son luxueux train de vie.

À peine la bombe lâchée, Meghan a plié bagage. L’épouse du prince Harry est retournée au Canada, où le couple venait de passer les Fêtes, sitôt leur décision de se mettre en retrait de la famille royale britannique annoncée.

Non consultée et selon la presse britannique attristée, la reine Élisabeth II, 93 ans, est intervenue jeudi pour tenter d’apaiser la tempête causée par le « Megxit ».

Elle a demandé aux membres de la famille de trouver dans les jours qui viennent une solution face à la volonté de son petit-fils, sixième dans l’ordre de sa succession, de gagner son « indépendance financière » et de vivre une partie de l’année en Amérique du Nord.

Mais pendant que les contacts se multipliaient entre les Windsor, l’ex-actrice américaine, qui n’avait pas caché ces derniers mois trouver peu de soutien autour d’elle pour surmonter la pression liée à sa nouvelle vie de princesse, n’a pas attendu.

« Je peux confirmer les informations selon lesquelles la duchesse de Sussex est au Canada », a déclaré vendredi une porte-parole du couple.

Recul

Harry et Meghan venaient de rentrer de vacances prolongées au Canada, prises pour prendre du recul après avoir affiché leur malaise devant les critiques appuyées des tabloïds britanniques sur les supposés caprices de Meghan Markle et son luxueux train de vie.

Le duc et la duchesse de Sussex étaient réapparus publiquement au Royaume-Uni lundi pour une visite à la Maison du Canada à Londres.

Selon le Daily Mail, Meghan a rejoint au Canada son fils Archie, âgé de huit mois, qui y était resté, laissant entendre que le couple n’avait pas prévu de rester au Royaume-Uni une fois son annonce faite, préparée en toute discrétion.

Il est question que le prince Harry les rejoigne rapidement, selon la même source, bien qu’il soit censé présider jeudi prochain le tirage au sort de la Coupe du monde de rugby à XIII, au palais de Buckingham.

Meghan a vécu au Canada lorsqu’elle jouait dans la série Suits. Et une enquête parue vendredi dans le National Post indiquait que 61 % des Canadiens interrogés aimeraient que le prince Harry devienne le prochain gouverneur général de leur pays, c’est-à-dire le représentant d’Élisabeth II dans cette ex-colonie britannique.

L’annonce de la mise en retrait du duc et de la duchesse de Sussex, sans concertation avec le reste de la famille, a mis le Royaume-Uni en émoi et ouvre une nouvelle crise au sein de la monarchie.

Dans son allocution de Noël, la reine avait déjà jugé « semée d’embûches » l’année 2019, marquée notamment par la mise en retrait de son fils le prince Andrew en raison de ses liens avec le pédophile américain Jeffrey Epstein.

Selon la presse, la journée de jeudi, après avoir commencé, ont raconté les membres de la famille, par la stupéfaction ou la fureur contre Harry et Meghan, a donné lieu à une série de coups de téléphone entre la reine, son fils Charles et son petit-fils aîné William pour les pousser à recoller les morceaux et arriver à une solution.

Les discussions dont Élisabeth II a pris l’initiative doivent déterminer le statut exact d’Harry et de Meghan, qui ont dit vouloir renoncer à leur allocation royale pour avoir le droit de gagner de l’argent. Cela ne devrait pas être difficile vu leur statut de célébrités modernes ayant rajeuni la monarchie.