Un cortège de fleurs traverse la ville des Templiers

Célébrée tous les quatre ans, la «fête des plateaux» est une des traditions les plus anciennes du pays.
Photo: Stringer Agence France-Presse Célébrée tous les quatre ans, la «fête des plateaux» est une des traditions les plus anciennes du pays.

Plus de 700 jeunes femmes vêtues de blanc portant sur leur tête des couronnes de fleurs en papier, tressées autour de miches de pain, ont défilé dimanche à Tomar, la ville des Templiers du centre du Portugal.

Célébrée tous les quatre ans, la « fête des plateaux » est une des traditions les plus anciennes du pays. Elle a débuté au XIVe siècle dans le cadre du culte catholique du Saint-Esprit, mais ses origines remontent aux anciennes célébrations païennes de la saison des moissons.

Un immense cortège, qui s’étale sur environ 5 km et défile pendant plusieurs heures, est formé par deux colonnes de jeunes femmes à la robe blanche ceinte d’une écharpe colorée tenant sur leur tête une couronne presque aussi grande qu’elles, pesant environ 16 kilos.

Ces « plateaux » sont constitués par un panier en osier recouvert d’un tissu brodé blanc surmonté d’un assemblage de 30 miches de pain, de 400 grammes chacune, orné de fleurs en papier, de feuillages et d’épis de blé.

Chaque jeune femme est escortée par un jeune homme portant une chemise blanche et une cravate assortie à l’écharpe de sa partenaire.

S’ajoutent les musiciens d’une fanfare et deux charrues tirées par des boeufs transportant de la viande et du vin, formant un cortège de quelque 2000 personnes qui sillonnent les rues de Tomar, elles aussi décorées d’une multitude de fleurs colorées.

La ville de quelque 20 000 habitants, située à 130 km au nord de Lisbonne, a été le siège de l’ordre des Templiers. Bâti au XIIe siècle, le couvent des Chevaliers du Christ est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les célébrations, qui attirent des milliers de visiteurs, sont préparées par une centaine de volontaires qui ont travaillé pendant des mois à la confection des plateaux et des fleurs en papier.

« La fête des plateaux est si enracinée [dans la tradition] que la population veut que tout soit impeccable », a expliqué à la presse locale Maria Joao Morais, la première femme placée à la tête de l’organisation des commémorations quadriennales.