Plus de 7000 chantiers à Paris, à quelques mois des élections municipales

Le nombre de chantiers à Paris a grimpé à près de 7400 au début juillet. 
Photo: Philippe Lopez Agence France-Presse Le nombre de chantiers à Paris a grimpé à près de 7400 au début juillet. 

Le nombre de chantiers à Paris, devenu un véritable thème de campagne et de crispation à quelques mois des élections municipales, a grimpé à près de 7400 au 1er juillet, soit un millier de plus qu’en mars, a-t-on appris jeudi auprès de la mairie de Paris.

Ravalements de façades, réfections des réseaux de gaz ou d’électricité, aménagement de pistes cyclables ou végétalisation d’espaces urbains : la capitale française est hérissée de palissades et de panneaux de chantiers, qui exaspèrent une partie des Parisiens, coincés dans des bouchons monstres.

Au total, 7396 chantiers sont en cours à Paris contre 6079 fin mars, a confirmé la mairie, qui assure néanmoins que seuls 643 chantiers ont été initiés par ses services.

« Nos chantiers sont très impactant mais largement minoritaires », souligne Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris en charge de l’urbanisme, qui cite notamment « les petits chantiers liés au verdissement de la ville », dont les arbres plantés.

« Dans 90 % des cas, les travaux ce n’est pas nous », martèle-t-on à l’Hôtel de Ville, soupçonné par l’opposition de droite de faire feu de tout bois pour présenter une capitale pimpante avant l’élection municipale de mars 2020, qui s’annonce très disputée.

La mairesse socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui n’a pas encore annoncé si elle se représenterait, a assuré fin juin que les chantiers en cours seraient « terminés aux alentours de cet été majoritairement ».

Dimanche, elle inaugurera ainsi dans l’est de Paris une place de la Nation désormais « végétalisée », avec plus d’espace pour les piétons et cyclistes et moins de voies pour les véhicules.

« Je comprends que ça génère beaucoup de gênes » et « je compatis », a ajouté la maire de Paris, mais « un changement de comportement [est] indispensable quand on voit la canicule », a-t-elle plaidé, dans la droite ligne de sa politique visant à diminuer la place de la voiture dans la capitale pour lutter contre la pollution.