Boris Johnson contre-attaque et défend l’idée d’une «sorte d’accord»

Dans cette course au pouvoir, Boris Johnson est donné favori.
Photo: Rui Vieira Associated Press Dans cette course au pouvoir, Boris Johnson est donné favori.

Accusé de fuir les questions et fragilisé par une histoire de scène de ménage, Boris Johnson a lancé une contre-offensive ces dernières heures sur les plateaux de télévision et de radio, où il a défendu une « sorte d’accord » avec l’Union européenne tout en reconnaissant avoir besoin de « la coopération » de Bruxelles en cas d’échec.

Boris Johnson est sur les rangs pour succéder à Theresa May à la tête du Parti conservateur, et en conséquence, du gouvernement britannique. Il est en rivalité avec Jeremy Hunt, actuel ministre des Affaires étrangères. Le nom du vainqueur, désigné par un vote des 160 000 membres du Parti conservateur, sera connu le 23 juillet, a annoncé mardi le parti.

Accord à la carte

Dans cette course au pouvoir, Boris Johnson est donné favori. Mardi, il a signifié une nouvelle fois que l’accord de sortie conclu entre la dirigeante conservatrice et Bruxelles en novembre, qui a été rejeté trois fois par les députés britanniques, était « mort ».

Toutefois, il a plaidé pour en conserver certains « morceaux utilisables » comme les droits des citoyens européens, à « immédiatement » intégrer à la loi britannique, dans un entretien avec la radio LBC mardi. « On va avoir besoin d’une sorte d’accord, et c’est bien ce que je vise, pour obtenir une période de transition », clause que prévoyait le plan de Theresa May, a aussi dit l’ancien ministre des Affaires étrangères sur la BBC lundi soir.

Et pour faire pencher la balance en faveur de Londres, Boris Johnson se « prépare sérieusement et avec détermination » à une sortie sans accord.

Il a aussi appelé à insuffler « une ambiguïté créative » autour de la facture que devra payer le Royaume-Uni à l’UE à sa sortie, c’est-à-dire de ne pas dire clairement « quand ni quel montant de cette somme allait être payé ».

Vie privée

Johnson a en revanche refusé de répondre aux questions sur la querelle avec sa compagne Carrie Symonds, 31 ans, qui a fait la une des journaux pendant plusieurs jours. Vendredi, la police londonienne s’est rendue au domicile du couple après avoir reçu un appel d’un voisin faisant état d’une bruyante dispute. Mais dimanche, le couple se trouvait à la campagne, main dans la main, à en croire en tout cas une photo publiée par plusieurs médias.

Interrogé par la LBC sur cette photo, tombée à pic mais qui montre un Boris Johnson avec une coupe de cheveux différente, selon son intervieweur, il a refusé de « commenter l’ancienneté des photos que certains journaux décident de mettre à leur une ». La veille, à la BBC, il avait refusé de parler « de choses qui impliquent [sa] famille, les gens [qu’il] aime ».