La restauration de Notre-Dame «ne se fera pas à la hâte», promet le gouvernement Macron

Les députés français examinent le projet de loi destiné à gérer les dons et encadrer les travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame, gravement endommagée par le feu le 15 avril dernier.
Photo: Bertrand Guay Agence France-Presse Les députés français examinent le projet de loi destiné à gérer les dons et encadrer les travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame, gravement endommagée par le feu le 15 avril dernier.

La restauration de Notre-Dame de Paris « ne se fera pas à la hâte », a promis vendredi le ministre français de la Culture, Franck Riester, devant les députés.

Le ministre s’exprimait à l’ouverture de l’examen d’un projet de loi destiné à gérer les dons et encadrer les travaux de restauration de la cathédrale après l’incendie qui l’a gravement endommagée le 15 avril.

Revenant sur le souhait du président Emmanuel Macron de voir la restauration réalisée en cinq ans — délai jugé irréaliste par certains spécialistes —, le ministre a évoqué « un délai ambitieux, volontariste, qui permet de mobiliser l’ensemble des équipes concernées ».

« Oui, nous voulons aller vite. On nous a accusés d’aller trop vite, mais c’est l’élan de générosité qui a été très vite, il fallait pouvoir y répondre, c’est ce que nous avons fait », a-t-il justifié en réitérant l’engagement que l’ensemble des dons « iront uniquement et intégralement à Notre-Dame ».

« Nous saurons prendre en compte l’avis des professionnels [...], nous saurons les écouter et leur faire confiance », a-t-il assuré.

Le ministre a justifié « les demandes d’assouplissement de certaines règles de procédure », fortement critiquées par les oppositions, par le caractère « exceptionnel, ambitieux et unique du chantier ».

« Mais il va de soi que ces assouplissements seront proportionnés aux besoins du chantier » et « il n’est pas question de se servir de la restauration de Notre-Dame pour piétiner le droit français et européen du patrimoine, de l’environnement ou de l’urbanisme », a-t-il promis.

« Il y a des règles précises qui s’appliquent à la restauration du patrimoine bâti et du mobilier formalisé dans le code du patrimoine et qui correspond aussi à l’excellence de la France dans ce domaine. Il va de soi que ces règles s’appliqueront, j’en serai le garant, c’est mon engagement », a conclu le ministre.