L’«IRA» revendique la responsabilité de colis suspects au Royaume-Uni

Le 5 mars, trois «petits engins explosifs» qui se trouvaient dans des enveloppes matelassées avaient été trouvés à Londres.
Photo: Tolga Akmen Agence France-Presse Le 5 mars, trois «petits engins explosifs» qui se trouvaient dans des enveloppes matelassées avaient été trouvés à Londres.

Un groupe se présentant comme l’Armée républicaine irlandaise (IRA) a revendiqué la responsabilité de colis suspects retrouvés à Londres et à l’Université de Glasgow, en Écosse, la semaine dernière, a annoncé mardi Scotland Yard.

Le 5 mars, trois « petits engins explosifs » qui se trouvaient dans des enveloppes matelassées de taille A4, avaient été trouvés dans des immeubles proches des aéroports de Londres City et Heathrow, ainsi qu’à la gare de Waterloo. Le lendemain, un colis suspect avait été découvert à l’université de Glasgow, et les enquêteurs avaient établi un lien entre les différents engins.

La revendication de ces envois, et d’un cinquième qui n’a pas été retrouvé, a été adressée lundi au journal The Irish News, basé à Belfast, par un groupe ayant, selon la police, utilisé un mot de passe reconnu. L’IRA, organisation paramilitaire opposée à la présence britannique en Irlande du Nord, avait l’habitude d’utiliser des mots de passe permettant de distinguer ses revendications d’éventuels canulars.

Selon The Irish News, le groupe a indiqué que « trois engins ont été envoyés à des “cibles commerciales” et les deux autres à des officiers chargés de recrutement dans l’armée britannique », dont un qui n’a pas été retrouvé.

Les enquêteurs ont indiqué qu’ils envisageaient déjà la piste irlandaise « étant donné que les colis reçus la semaine dernière présentaient des similarités avec des engins envoyés dans le passé liés à des groupes dissidents associés au terrorisme nord-irlandais ». Ils ont cependant précisé garder « l’esprit ouvert » sur d’autres pistes.

Personne n’a été blessé par les engins et aucune arrestation n’a eu lieu.

Si l’IRA a annoncé en 2005 avoir définitivement déposé les armes, des groupes républicains dissidents sont toujours suspectés d’agir.

En janvier, une voiture piégée avait explosé à Londonderry, en Irlande du Nord, la police soupçonnant le groupe dissident la « nouvelle IRA » d’être derrière cette attaque.