Nouvelle mobilisation des jeunes européens pour le climat

On retrouvait à la tête de la manifestation d'Hambourg la militante suédoise Greta Thunberg, qui est devenue la voix de sa génération dans ce dossier.
Photo: Axel Heimken Agence France-Presse On retrouvait à la tête de la manifestation d'Hambourg la militante suédoise Greta Thunberg, qui est devenue la voix de sa génération dans ce dossier.

Des milliers d’étudiants ont séché leurs cours vendredi à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, pour réclamer une lutte plus musclée aux changements climatiques.

On retrouvait à la tête de cette manifestation la militante suédoise Greta Thunberg, qui est devenue la voix de sa génération dans ce dossier.

L’adolescente de 16 ans a sermonné les leaders les plus puissants de la particulièrementète le mois dernier, lors du Forum économique mondial de Davos, en leur disant, « Je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens chaque jour. »

À Hambourg, des manifestants agitaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Marchez maintenant ou nagez plus tard » (une référence à la hausse du niveau des océans) et « Nous ❤️ Greta ».

Des gens qui ont pris la parole lors de cette manifestation ont condamné la décision de l’Allemagne d’attendre à 2038 avant de ne plus utiliser de charbon, un délai qu’ils trouvent trop long.

Troisième semaine de mobilisation en France

À Paris, ce sont plusieurs centaines de jeunes qui ont défilé pour un troisième vendredi d’affilée.

« J’ai profité de ce beau temps, mais j’étais inquiète », a commenté Sophia, membre du syndicat lycéen FIDL, alors que la France a connu mercredi son après-midi la plus chaude pour un mois de février, avec une moyenne de 21,3 °C.

« Une partie des jeunes est déboussolée et préfère ne rien voir. Moi, j’ai peur et je veux ouvrir les yeux à tout le monde pour trouver une solution. On doit agir », poursuit Solène, une étudiante de 18 ans originaire de Bretagne.

Alors que plusieurs régions, dont la région parisienne, sont en vacances scolaires, le mouvement impulsé par la jeune égérie du climat Greta Thunberg reste pour l’instant timide en France, où l’organisation se concentre sur la « grève mondiale » prévue le 15 mars prochain.

Lors du premier rassemblement à Paris le 16 février, les jeunes n’étaient qu’environ 200. Vendredi dernier, ils étaient un millier défilant derrière l’adolescente suédoise qui avait fait le déplacement.