Le Portugal se prépare à des manifestations à la française

Les autorités sont déjà en contact avec les organisateurs de manifestations à Lisbonne, Porto et Braga, deux villes du nord du pays.
Photo: Francisco Seco Archives Associated Press Les autorités sont déjà en contact avec les organisateurs de manifestations à Lisbonne, Porto et Braga, deux villes du nord du pays.

La police portugaise a annoncé lundi qu’elle mettrait en place « un dispositif de sécurité adéquat » pour faire face vendredi prochain à une première journée de mobilisation inspirée par les « gilets jaunes » français, précisant s’attendre à une « forte mobilisation ».

« Compte tenu des informations rendues publiques [au sujet] de manifestations, défilés ou autres actions de protestation sur la voie publique le 21 décembre », la police nationale a demandé aux médias de rappeler que toute mobilisation « doit être communiquée par écrit avec deux jours d’avance » aux autorités locales.

« La police appelle tous les citoyens qui décideraient d’exercer leur droit de manifester de le faire de façon pacifique et dans le respect de la loi », ajoute le communiqué.

« Nous ne prévoyons pas de problèmes ou de violences mais nous nous attendons à une forte mobilisation à travers le pays », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police nationale, l’intendant Alexandre Coimbra.

Il a précisé que les autorités étaient déjà en contact avec les organisateurs de manifestations à Lisbonne, Porto et Braga, deux villes du nord du pays.

La police réagissait aux informations parues dans la presse et sur les réseaux sociaux sur une multiplication d’appels à manifester lancés par des internautes qui souhaiteraient imiter le mouvement des « gilets jaunes » français. Les protestataires réclament des baisses d’impôts, des hausses de salaire, une diminution du prix des carburants ou une amélioration du service public de santé.

« Au Portugal, il est illégal de couper la circulation routière et la police ne le permettra pas », a prévenu l’intendant Alexandre Coimbra.

En France, la mobilisation et les violences ont baissé samedi, un mois après le début du mouvement des « gilets jaunes » mais de nombreuses routes restent bloquées par les manifestants.

Un événement Facebook appelant à « Arrêter le Portugal », et auquel quelque 14 000 personnes se disaient prêtes à participer le 21, a disparu du réseau social.