Strasbourg: cérémonie en hommage aux victimes de la fusillade de mardi

La cérémonie d’une heure s’est déroulée sur la place Kléber, près du célèbre marché de Noël où a eu lieu la tragédie.
Photo: Jean-François Badias Associated Press La cérémonie d’une heure s’est déroulée sur la place Kléber, près du célèbre marché de Noël où a eu lieu la tragédie.

Des habitants de Strasbourg, dans l’est de la France, se sont rassemblés dimanche matin sur une grande place publique pour commémorer la mort des cinq victimes abattues par un homme armé qui a aussi blessé une dizaine de personnes au marché de Noël mardi.

La cérémonie d’une heure s’est déroulée sur la place Kléber, près du célèbre marché de Noël où a eu lieu la tragédie.

Selon le journal local DNA, plus de 1000 personnes ont assisté à la commémoration qui s’est terminée par une minute d’applaudissements et une interprétation de « La Marseillaise ».

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, a salué la résilience des citoyens face au drame.

« La présence, samedi, d’une foule extrêmement nombreuse dans nos rues, et dans les allées du marché de Noël, a constitué, je crois, une illustration de notre attachement à ce socle de valeurs sur lequel repose notre vivre ensemble, que nous défendons et que nous continuerons à défendre contre tous ceux qui veulent l’attaquer », a déclaré le maire.

Après l’attentat, les autorités françaises ont lancé une vaste chasse à l’homme qui s’est terminée jeudi soir lorsque le principal suspect de 29 ans, Chérif Chekatt, né à Strasbourg, a été tué dans une fusillade impliquant la police dans le quartier où il a grandi.

Les autorités françaises enquêtent toujours sur l’attentat du marché de Noël. Le parquet de Paris a annoncé que deux proches du principal suspect avaient été libérés dimanche « en l’absence d’éléments incriminants à ce stade ». Une seule des sept personnes arrêtées après les crimes est toujours détenue.

Les parents de Chérif Chekatt et deux de ses frères, qui ont été mis en garde à vue par la police pendant plusieurs jours pour être interrogés, ont été libérés samedi.

Le père du suspect, Abdelkrim Chekatt, assure qu’il aurait dénoncé son fils aux autorités s’il avait été au courant de son projet funeste.

M. Chekatt savait toutefois qu’il était radicalisé et qu’il adhérait aux idées du groupe armé État islamique.