France: «l’immigration de masse» menace la «civilisation européenne», selon Laurent Wauquiez

Le président du parti de droite Les Républicains, Laurent Wauquiez, arrive entouré de journalistes avant de prononcer un discours, à Les Estables, dans le centre de la France, le 26 août 2018.
Photo: Philippe Desmazes Agence France-Presse Le président du parti de droite Les Républicains, Laurent Wauquiez, arrive entouré de journalistes avant de prononcer un discours, à Les Estables, dans le centre de la France, le 26 août 2018.

Le chef de la droite française, Laurent Wauquiez, a estimé dimanche que « l’immigration de masse » était « une menace culturelle pour la civilisation européenne » et que les Français refusaient de « devenir étrangers dans leur propre pays ».

« Comment ne pas comprendre que nous sommes au bout de nos capacités d’intégration et que cette immigration de masse est aujourd’hui une menace culturelle pour la civilisation européenne ? », a lancé le président du parti Les Républicains (LR) devant environ 1500 personnes lors de sa rentrée politique en Haute-Loire.

« Les Français refusent de devenir étrangers dans leur propre pays » et il faut « faire en sorte qu’il reste quelque chose de la civilisation », a insisté, fortement applaudi, le patron de LR.

« Nous ne devons plus laisser ces bateaux [humanitaires] rentrer dans les ports européens », a encore prôné M. Wauquiez, dont le parti, laminé lors des élections législatives de 2017, entend mettre la question migratoire au centre de la campagne des élections européennes qui auront lieu en mai prochain.

M. Wauquiez, élu en décembre à la tête du parti sur une ligne résolument à droite, a par ailleurs estimé que la rentrée signait « la fin du mirage du macronisme » en s’en prenant à plusieurs reprises au président Emmanuel Macron.

« Il n’y a pas de résultats et cette première année est un échec », a-t-il insisté. « Il faut rendre l’argent aux Français », a ajouté le président de LR, demandant à M. Macron de « renoncer aux augmentations d’impôts prévues, notamment celle sur le carburant ».

Plusieurs leaders, partis ou mouvements politiques faisaient leur traditionnelle rentrée ce week-end en France en ciblant le plus souvent le président Macron dont les troupes n’avaient, de leur côté, pas prévu de rassemblement.

Samedi, le champion de la gauche radicale et leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, avait appelé les Français à « mettre une raclée démocratique » à M. Macron aux élections européennes du printemps 2019.