La tour Eiffel a rouvert vendredi, après une grève des salariés

La «Dame de fer» a accueilli 6,2 millions de visiteurs en 2017.
Photo: Gerard Julien Agence France-Presse La «Dame de fer» a accueilli 6,2 millions de visiteurs en 2017.

Le monument le plus emblématique de Paris, la tour Eiffel, haut lieu du tourisme mondial, a rouvert ses portes vendredi après un jour et demi de grève des salariés, tombée au plus mal en plein coeur de l’été.

« C’est vraiment super de pouvoir monter et qu’il n’y ait pas de problème », s’est réjoui vendredi Patricia Joremsen, touriste danoise originaire de Copenhague, dans la queue permettant d’accéder à la Dame de fer, qui règne du haut de ses quelque 300 mètres sur une ville de Paris accablée par la canicule.

« On est content que ce soit ouvert, on est venu spécialement pour la voir », a renchéri auprès de l’AFP Darek, touriste polonais, qui s’était informé sur le mouvement social qui a bloqué le monument mercredi après-midi et jeudi.

La Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE) « tient à renouveler ses excuses à l’ensemble des visiteurs qui ont trouvé portes closes depuis hier », a-t-elle assuré jeudi soir en annonçant qu’un accord de sortie de grève avait été trouvé, ajoutant que « les visiteurs disposant de billets horodatés valables pendant la période de fermeture de la tour Eiffel les 1er et 2 août se verront automatiquement et intégralement remboursés ».

Le conflit social portait sur les conditions d’accueil des touristes munis de billets horodatés, qui permettent d’accéder à la Tour à des créneaux prédéfinis. Ces billets représentent depuis début juillet 50 % des tickets vendus (contre 20 % auparavant).

Le principe n’est pas contesté par les syndicats mais ils déplorent le choix de réserver un pilier d’entrée sur deux à ces visiteurs, ce qui entraîne selon eux « des files d’attente interminables » en pleine chaleur estivale, aux horaires les plus demandés, ou au contraire des ascenseurs montant « presque à vide » les quelque 300 mètres de la Tour, — et qui pourraient donc selon eux transporter davantage de visiteurs spontanés -, aux créneaux les moins demandés.

Période de test

Direction et syndicats se sont mis d’accord pour tester à partir de lundi un nouveau système où les deux piliers seront utilisés par les deux types de visiteurs, spontanés ou avec billets horodatés.

« À l’issue de la période de test, qui se terminera le 31 août, un bilan sera établi par la SETE, puis discuté avec les organisations syndicales dans le cadre d’un dialogue ouvert et constructif. La vente en ligne de billets horodatés est en effet l’unique levier permettant à terme de désengorger les files d’attente aux pieds de la tour Eiffel », affirme la SETE dans un communiqué.

Nombre de touristes avaient fait part de leur déception mercredi et jeudi de ne pas pouvoir gravir le monument.

« Je ne vais pas mentir, je suis agacée et ça va gâcher notre voyage », avait commenté jeudi Robin Frye, venue de Birmingham et pour la première fois à Paris.

« Moi cette grève, je la comprends un petit peu, l’idée c’est d’améliorer l’accueil des visiteurs », avait de son côté confié Christine Guillot, une habitante de Strasbourg, en visite avec sa famille à Paris.

La « Dame de fer » a accueilli 6,2 millions de visiteurs en 2017.