Brexit: le chef de la diplomatie britannique à Pékin, Paris et Vienne

Le nouveau chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt
Photo: Michael Kappeler Agence France-Presse Le nouveau chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt

Londres — Le nouveau chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, entame lundi une visite en Chine, avant de se rendre en France et en Autriche, pour sa première grande tournée à l’étranger notamment destinée à aborder le sujet du Brexit, a annoncé son ministère.

À Pékin, M. Hunt doit rencontrer son homologue chinois, Wang Yi, avec qui il discutera de la Corée du Nord, du changement climatique, mais également de leurs relations commerciales, a indiqué le Ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

Chinois et Britanniques ont proclamé ces dernières années une « ère dorée » pour leurs relations, qui s’était traduite en 2015 par une visite d’État du président Xi Jinping au Royaume-Uni, au cours de laquelle il avait été reçu en grande pompe par la reine Elizabeth II.

La première ministre britannique, Theresa May, s’était elle-même rendue en Chine début 2018.

« Alors que le Royaume-Uni quitte l’UE et devient de plus en plus tourné vers l’extérieur, nous sommes déterminés à approfondir ce partenariat [avec la Chine] », a déclaré M. Hunt, cité dans le communiqué.

Depuis la décision des Britanniques de quitter l’Union européenne, lors du référendum de juin 2016, Londres multiplie les contacts diplomatiques pour préparer les accords commerciaux qui viendront se substituer à ceux de Bruxelles.

Après la Chine, M. Hunt se rendra à Paris et Vienne pour des discussions là aussi consacrées au Brexit, mais également à des questions de sécurité internationale, « comme la menace provenant de Russie, la guerre en Syrie et l’accord [nucléaire] iranien », selon le ministère.

Il s’agit du premier voyage à l’étranger de cette importance pour M. Hunt depuis sa nomination, début juillet, aux Affaires étrangères. Il a pris la succession de Boris Johnson, qui a démissionné en raison de désaccords avec Theresa May sur sa stratégie pour le Brexit.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici à la mi-octobre pour organiser leur divorce, programmé fin mars 2019, et jeter les bases de leur relation future, mais les négociations traînent en longueur.

Jeudi, le négociateur en chef pour l’Union européenne, Michel Barnier, a refusé le « plan de Chequers » de Theresa May, une proposition visant à conserver des liens commerciaux étroits avec le continent après le Brexit.