Deux Britanniques exposés à l’agent innervant Novitchok

La police a bouclé le secteur où a été retrouvé le couple.
Photo: Geoff Caddick Agence France-Presse La police a bouclé le secteur où a été retrouvé le couple.

Deux Britanniques retrouvés dans un état critique dans le village d’Amesbury, à une quinzaine de kilomètres de Salisbury, où un ancien agent double russe et sa fille ont été empoisonnés en mars, ont été exposés au même agent innervant, le Novitchok, a annoncé mercredi la police britannique.

« Ce soir nous avons reçu des résultats d’analyse […] qui montrent que les deux personnes ont été exposées à l’agent innervant Novitchok » dans le sud-ouest de l’Angleterre, a déclaré à la presse Neil Basu, chef du contre-terrorisme britannique.

Le laboratoire de la Défense de la ville voisine de Porton Down a confirmé l’usage de cet agent neurotoxique de conception soviétique, qui avait été décelé dans le cas de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia Skripal, finalement tirés d’affaire après un lourd traitement médical.

Selon M. Basu, il n’y a « aucune preuve » suggérant que l’homme et la femme, Charlie Rowley and Dawn Sturgess, « étaient visés d’une quelconque manière ».

« C’est le même agent innervant. Ce sera aux scientifiques de déterminer s’il vient du même lot », a-t-il ajouté. La police n’a pas été en mesure d’établir le mécanisme de transmission du poison, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse à Londres.

« Le risque pour le public reste faible », a-t-il assuré.

Il a précisé que la police anti-terrorisme conduisait l’enquête, comme dans le cas des Skripal, et qu’une centaine d’agents y travaillaient.

L’homme et la femme — âgées de 44 ans — sont tombés malades samedi, ont précisé les enquêteurs.

Selon M. Basu, « rien n’indique que l’homme ou la femme se soient récemment rendus sur un des sites décontaminés après les tentatives de meurtre ayant visé Sergueï et Youlia Skripal ».