Flambée de rougeole en Ukraine

<p>Afin de limiter les risques de contamination, les autorités ukrainiennes incitent la population à se faire vacciner.</p>
Photo: Sergei Chuzavkov Archives Associated Press

Afin de limiter les risques de contamination, les autorités ukrainiennes incitent la population à se faire vacciner.

Kiev — Onze personnes, sept enfants et quatre adultes, sont mortes de la rougeole depuis le début de l’année en Ukraine, un des pays européens frappés par une importante recrudescence de cette maladie, ont annoncé mardi les autorités.

Les derniers décès en date — ceux d’un enfant de 10 mois dans la région d’Odessa et d’une femme adulte dans la région de Kirovograd — sont survenus début juin, a déclaré à l’AFP une porte-parole du Centre d’État de la santé publique, Olga Zakhartchenko.

Au total, plus de 20 500 cas de rougeole ont été enregistrés en Ukraine depuis le début de l’année, quelque 12 200 chez les mineurs et 8300 chez les adultes, selon la même source.

Les régions les plus touchées sont celles de l’ouest de l’Ukraine (Lviv avec presque 3000 cas, la Transcarpatie avec 2500 cas, Ivano-Frankivsk avec 2300 cas et Tchernivtsi avec 1180 cas). Suivent ensuite la région d’Odessa, où plus de 1800 personnes ont contracté cette maladie hautement contagieuse, et la ville de Kiev (presque 1500).

Les régions d’Odessa et de Tchernivtsi sont limitrophes de la Roumanie, où cette maladie a été à l’origine de dizaines de décès depuis fin 2016.

Une multiplication des cas de rougeole est également en cours en Allemagne, Grande-Bretagne, Grèce, France et Italie, entre autres, selon le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies.

En Ukraine, la recrudescence de cette maladie a commencé en 2017, y faisant cinq morts parmi les 4800 malades recensés entre juin et décembre.

Afin de limiter les risques de contamination, les autorités ukrainiennes ne cessent d’inciter la population à se faire vacciner.

En 2016, la couverture vaccinale contre la rougeole n’a été que de 42 % en Ukraine, soit le troisième plus bas dans le monde, pour la première dose reçue à l’âge d’un an en 2016, selon l’UNICEF.

L'année suivante, ce chiffre a plus que doublé, dépassant les 93 %, d’après le Centre ukrainien pour la santé publique.

Cependant, le retard accumulé pendant les années précédentes est loin d’être comblé : environ 760 000 mineurs ukrainiens n’ont pas reçu au moins un des deux doses du vaccin, souligne la même source.

L’Organisation mondiale de la Santé recommande un taux minimum de 95 % à 98 % pour les deux doses de ce vaccin.