La droite arrive en tête des législatives en Italie

La coalition de droite et d’extrême droite, théoriquement emmenée par Berlusconi, obtenait entre 30 et 41% des voix, selon les premiers résultats.
Photo: Piero Cruciatti Agence France-Presse La coalition de droite et d’extrême droite, théoriquement emmenée par Berlusconi, obtenait entre 30 et 41% des voix, selon les premiers résultats.

Aucune coalition ne semblait être en mesure d’obtenir une majorité à la Chambre des députés au Parlement italien, selon les premiers résultats donnés dimanche par la télévision d’État, RAI.

 

Après le dépouillement du tiers des urnes (22 091 des 61 401 bureaux), la coalition de droite menée par Forza Italia, le parti de l’ancien controversé premier ministre Silvio Berlusconi, et les xénophobes de la Ligue du Nord de Matteo Salvani avait obtenu 36,74 % des voix.

 

Au sein même de la coalition, la Ligue dominait sur la Forza par plus de cinq points. Elle se retrouve en position de force au sein du regroupement et pourrait réclamer le poste le premier ministre.

 

Le mouvement anti-institutionnel 5 Étoiles récoltait 30,91 %.

 

La coalition gouvernementale de gauche en arrachait, devant se contenter de 24,56 % des suffrages. Le Parti démocrate du président du conseil Paolo Gentiloni, mais mené par Matteo Renzi, en obtenait à lui seul 20,18 %. Ce sont ses quatre alliés qui en arrachaient, n’obtenant que de 2,80 % des voix à 0,45 %.

 

Forte de ses 3,58 % d’appui, Liberi e Uguali, une formation de la gauche alternative, pourrait donner un coup de main à la coalition de gauche et même l’aider à se maintenir au pouvoir afin d’empêcher la formation d’un gouvernement Salvani.

 

Les résultats semblent démontrer que l’Italie est touchée à son tour par le courant eurosceptique et les idées extrémistes de droite qui frappent une grande partie de l’Europe.

 

Les résultats semblent démontrer que l’Italie est touchée à son tour par le courant eurosceptique et les idées extrémistes de droite qui frappent une grande partie de l’Europe.

Des électeurs amers

Ces chiffres sont toutefois à prendre avec précaution, compte tenu d’une marge d’erreur de quelque 4 %, et de la complexité du mode de scrutin pour l’élection de la Chambre des députés et du Sénat.

La nouvelle loi électorale mélange les systèmes proportionnel et majoritaire, et ces estimations ne permettent donc pas de donner une idée précise de la composition des deux chambres. Selon les experts, le seuil pour obtenir la majorité des sièges est de 40 à 45 %.

Quelque 46 millions d’Italiens étaient appelés aux urnes dans le cadre des élections législatives. La participation électorale s’est élevée à 71,48 %, en baisse par rapport aux élections législatives précédentes, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Nombre d’électeurs se sont montrés amers ou désabusés, à la sortie des bureaux de vote, après une campagne aux accents parfois violents, dominée par les questions liées à l’immigration ou l’insécurité.

Les mouvements néofascistes ont multiplié les rassemblements publics, ce qui a provoqué des tensions avec les militants d’extrême gauche, en particulier après les coups de feu d’un militant d’extrême droite contre des Africains à Macerata.