Des centaines de manifestants contre des pro-référendum en Catalogne

Une femme dépose des fleurs sur une voiture de la police catalane lors d'une manifestation pro-référendum, à Barcelone. 
Photo: Josep Lago Agence France-Presse Une femme dépose des fleurs sur une voiture de la police catalane lors d'une manifestation pro-référendum, à Barcelone. 

Madrid — Plusieurs centaines de manifestants, certains brandissant des drapeaux franquistes, se sont rassemblés dimanche à Saragosse (au nord-est du pays) devant le bâtiment où le parti Podemos tenait une réunion favorable à l’organisation d’un référendum en Catalogne, ont indiqué des sources concordantes.

La présidente du parlement régional d’Aragon, Violeta Barba, élue de Podemos, a « reçu une bouteille d’eau en plastique lancée par des manifestants en début d’après-midi », a indiqué à l’AFP une source de cette formation de gauche témoin de la scène.

La préfecture a confirmé, dans un communiqué, des « moments de tension » pendant la journée et « quelques incidents isolés », parmi lesquels le jet de la bouteille contre l’élue de Podemos.

« Il y a eu un maximum de 600 personnes en milieu d’après-midi », a indiqué la préfecture. « Certains des participants à la réunion sont rentrés dans le bâtiment sous les huées » des manifestants, a-t-elle ajouté, précisant que la police est intervenue pour assurer leur sécurité.

« D’après leurs drapeaux et leurs chants, il s’agissait de manifestants d’extrême-droite », a affirmé la source de Podemos.

Sur Twitter, le président catalan Carles Puigdemont a immédiatement saisi l’occasion pour rappeler que les manifestations indépendantistes « avec des millions de personnes » n’avaient pas donné lieu à des incidents en Catalogne. « En revanche, aujourd’hui à Saragosse… », a-t-il ironisé.

Sur le même réseau social, la maire de la capitale catalane Ada Colau a apporté son soutien à la présidente du parlement d’Aragon. « Par manque d’arguments, certains utilisent la violence contre ceux qui défendent le dialogue », a-t-elle écrit.

Cette agression contre une élue favorable à ce que les Catalans s’expriment dans les urnes témoigne de la tension croissante en Espagne à l’approche du 1er octobre, date de la tenue du référendum catalan interdit par la justice.

Podemos défend l’organisation d’un référendum légal pour que les Catalans puissent décider dans les urnes s’ils restent en Espagne ou s’ils préfèrent l’indépendance.