Un ministre allemand compare les émeutiers du G20 à des «néonazis»

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière
Photo: Wolfgang Kumm dpa/AFP Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière

Berlin — Le ministre allemand de l’Intérieur a condamné lundi « l’incroyable brutalité » des débordements en marge du sommet du G20 de Hambourg et comparé les émeutiers à des « néonazis » et des « terroristes islamistes ».

« Ce n’étaient pas des manifestants », a déclaré le ministre conservateur Thomas de Maizière lors d’une conférence de presse à Berlin, « ce sont des extrémistes violents, au même titre que des néonazis ou des terroristes islamistes ».

   

Le sommet du G20, qui réunissait vendredi et samedi à Hambourg les dirigeants des 20 pays les plus puissants au monde, a été émaillé de manifestations violentes d’une ampleur inattendue pour les autorités.

Dans les rues de Hambourg, entre jeudi et samedi, près de 500 policiers ont été blessés légèrement — sur les 20 000 déployés — lors d’affrontements avec des manifestants. Plusieurs voitures ont été incendiées et des magasins pillés.

Le nombre de manifestants blessés par les ripostes policières n’est pas connu avec précision.

Le ministre allemand de l’Intérieur a également condamné « les touristes de la violence », estimant que « des centaines » de personnes sont venues d’autres pays d’Europe en Allemagne dans le but de participer aux incidents.

La police a annoncé avoir interpellé 186 personnes. Le gouvernement a appelé à des peines très dures devant les tribunaux.

La police de Hambourg, mais aussi le très populaire journal allemand Bild, a lancé un appel aux habitants de Hambourg, leur proposant d’envoyer des vidéos et photos permettant d’identifier les casseurs.

2 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 10 juillet 2017 11 h 39

    Le nihilisme


    Les casseurs font hélas partie du quotidien de l'Occident. Je ne les comparerais pas aux néonazis ou aux terroristes islamistes. Ce sont plutôt des nihilistes qui ne croient à rien, qui n'ont aucune idéologie pour les soutenir, qui veulent casser pour casser. La violence pour la violence demeure pour eux la seule valeur effective. Pour sortir d'un cercle sociétal qui leur paraît sans issue, il n'y aurait que la casse, voire le suicide. Tout cela est bien triste et témoigne du manque d'âme de sociétés dominées par le dieu argent.

    M.L.

  • André Labelle - Abonné 10 juillet 2017 13 h 28

    Quelle violence ?

    Les gouvernements des membres de ce G20 ne sont-ils pas directement responsables de violence infligée à leurs populations. Que font-ils pour empêcher la famine, la maladie sur la planète. Que font-ils pour favoriser l'accès à l'éducation, aux emplois correctement rénumérés dans les pays en développement ?

    Ces dossiers ne sont-ils pas des actes de violence envers les plus pauvres, les plus démunis de la planète ?

    En fait, je ne sais qui sont les plus violents : les membres du G20 ou les manifestants dénoncés par ce ministre allemand.

    «Le capitalisme ne donne pas ce qu’il a promis et donne ce qu’il n’a pas promis : la pollution, le chômage et – c’est le plus important – la dégradation des valeurs jusqu’au niveau où tout est acceptable et où personne n’est responsable»
    [Joseph E. Stiglitz; Le Prix de l’Inégalité]