May dévoile un peu de son Brexit

L’offre que Theresa May considère comme «équitable et sérieuse» risque de ne pas satisfaire l'Union européenne. 
Photo: François Lenoir Agence France-Presse L’offre que Theresa May considère comme «équitable et sérieuse» risque de ne pas satisfaire l'Union européenne. 

La première ministre britannique, Theresa May, a dévoilé pour la première fois un peu de son plan pour le Brexit jeudi devant ses partenaires européens, qui assuraient avoir retrouvé l’optimisme, lors d’un sommet à Bruxelles.

Mme May a assuré qu’après le Brexit les citoyens de l’UE pourraient rester au Royaume-Uni, ce qui est l’une des priorités des négociations historiques lancées lundi pour organiser le retrait britannique en mars 2019.

La dirigeante britannique, empêtrée dans les difficultés internes, a donné « un engagement clair qu’il ne sera demandé à aucun citoyen de l’UE qui se trouve actuellement au Royaume-Uni de façon légale de quitter » le pays quand il sortira de l’UE, a expliqué une source au sein du gouvernement britannique.

Et « tous les citoyens de l’UE légalement ici, au moment où le Royaume-Uni part, auront la possibilité de régulariser leur statut pour rester dans le pays », a-t-elle ajouté, selon cette source, après un dîner partagé avec les 27 autres chefs d’État et de gouvernement européens.

Mais l’offre qu’elle considère comme « équitable et sérieuse » risque de ne pas satisfaire les 27.

Notamment parce que Mme May rejette toute compétence de la Cour de justice de l’UE sur l’accord que Londres et Bruxelles trouveraient sur les droits des plus de trois millions de citoyens européens au Royaume-Uni.

Les 27 n’avaient de toute manière pas l’intention d’en discuter jeudi.

« Pour moi, façonner l’avenir à 27 membres est prioritaire par rapport à la question des négociations avec la Grande-Bretagne sur sa sortie », a affirmé la chancelière allemande, Angela Merkel.

Les 27 ont préféré tout au long de la journée vanter un nouvel espoir dans leur avenir commun, après la série noire de crises qui ont ébranlé l’UE.

Croissance économique dans tous les États membres, recul du chômage, accord sur la dette grecque, défaites électorales des europhobes ont requinqué une Europe morose.