Les principaux candidats à la présidentielle française

Onze candidats à la présidence s’offrent au choix des expatriés français.
Photo: Philippe Huguen Agence France-Presse Onze candidats à la présidence s’offrent au choix des expatriés français.
Emmanuel Macron (En marche !)
Photo: Jean-Sebastien Evrard Agence France-Presse

Ancien conseiller et ministre de l’Économie de François Hollande, cet ex-banquier de la banque Rothschild quitte le gouvernement en août 2016 pour fonder En marche ! L’homme de 39 ans se veut libéral, mais à la mode socialiste. Il veut libéraliser le marché du travail sans supprimer la semaine de 35 heures ni reporter l’âge de la retraite à 65 ans. Désigné comme le candidat des médias, à cause des nombreuses unes qui lui ont été consacrées, il se définit comme un candidat antisystème, ni de droite ni de gauche, mais plutôt, dit-il, « et de droite et de gauche ».

Marine Le Pen (Front national)
Photo: Christine Poujoulat Agence France-Presse

La fille de Jean-Marie Le Pen a renouvelé le vieux FN antisémite, dont elle a même expulsé le fondateur, son père. Le FN se veut antieuropéen et férocement anti-immigration, mais arbore un programme économique plutôt social. Sous sa direction, le parti n’a cessé de progresser dans toutes les élections depuis cinq ans, au point de s’afficher comme le « premier parti de France ». Depuis six mois, tous les sondages prédisent la présence du FN au second tour. Mais les mêmes sondages disent tous qu’un « plafond de verre » empêcherait Marine Le Pen de l’emporter au second tour.

François Fillon (Les Républicains)
Photo: Patrick Kovarik Agence France-Presse

L’ancien député de la Sarthe a 36 ans de carrière politique derrière lui. De plus jeune député de France, il devient ministre, puis premier ministre de Nicolas Sarkozy, dont il sera l’artisan de la victoire en 2007. Ce vieil ami du souverainiste Philippe Séguin triomphe de la primaire de la droite et du centre avec un programme économique libéral, mais conservateur en matière de mœurs et radicalement opposé au « totalitarisme islamiste ». Plombé par les « affaires », François Fillon a montré une étonnante résilience en campagne comme dans les sondages, résistant même à une tentative de putsch en mars dernier.

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)
Photo: Philippe Desmazes Agence France-Presse

Ce vieux militant socialiste de l’époque de François Mitterrand, son modèle, a été conseiller régional, sénateur et ministre de l’Enseignement professionnel. Partisan du « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, il quittera le PS en 2008 pour fonder le Parti de gauche. Partisan de la réécriture de tous les traités européens et de la sortie de l’OTAN, cet orateur hors pair se présente à cette élection avec une image adoucie et un programme d’investissement massif dans le domaine social. Admirateur de Fidel Castro et d’Hugo Chávez, il vole même des voix aujourd’hui à Marine Le Pen.

Benoît Hamon (Parti socialiste)
Photo: Christophe Archambault Agence France-Presse

Issu des Jeunes socialistes, ce militant a d’abord été proche de Michel Rocard avant d’être député, porte-parole et ministre de l’Économie sociale, puis de l’Éducation. Proche de la gauche du PS, avec Martine Aubry, il sera évincé du gouvernement de François Hollande en 2014 pour rejoindre les « frondeurs », qui s’opposent à plusieurs projets de loi et soutiennent même une motion de censure du gouvernement. Il l’emporte à la primaire socialiste contre l’ancien premier ministre Manuel Valls avec sa proposition de revenu universel garanti. Allié aux verts, mais lâché par la gauche de gouvernement ralliée à Emmanuel Macron, il s’effondre sous les 10 % dans les sondages. Plusieurs voient dans cet échec annoncé l’éclatement du Parti socialiste.

 

Ce texte fait partie de notre section Perspectives.