Présidentielle française: François Fillon ne passerait pas le premier tour, selon un sondage

Le candidat de droite, François Fillon
Photo: Georges Gobet Agence France-Presse Le candidat de droite, François Fillon

Paris — Le candidat de droite à l’élection présidentielle française, François Fillon, dans la tourmente après des soupçons d’emplois fictifs visant sa femme, s’effondre dans les intentions de vote et serait éliminé dès le premier tour, selon un sondage publié mercredi.

L’ancien premier ministre conservateur est crédité de 19 % d’intentions de vote si le dirigeant centriste François Bayrou est candidat, et de 20 % si ce dernier ne se présente pas, selon ce sondage réalisé pour le quotidien économique Les Échos et Radio classique.

M. Fillon, donné jusqu’ici finaliste de la présidentielle, serait donc ainsi éliminé dès le premier tour, arrivant troisième derrière la candidate d’extrême droite Marine Le Pen (26-27 %) et l’ex-ministre du gouvernement socialiste Emmanuel Macron, dirigeant du mouvement « ni gauche ni droite » baptisé En Marche ! (22-23 %). Il perd 5 à 6 points depuis janvier.

Benoît Hamon, vainqueur de la primaire lancée par le Parti socialiste, est lui crédité de 16 à 17 % des voix, devant le candidat de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon (10 %).

Au second tour, M. Macron battrait la dirigeante d’extrême droite avec 65 % des voix, contre 35 %.

Sondage réalisé par questionnaire autoadministré sur Internet les 30 et 31 janvier auprès d’un échantillon de 1053 personnes de plus de 18 ans (méthode des quotas).

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8 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 1 février 2017 10 h 20

    Fillon dans les câbles!

    Fillon: on le croyait Monsieur Net, mais cette histoire d'apparent emploi fictif donne une autre image. Pourra-t-il s'en relever? J'ai des doutes. La voie semble donc tracée pour Macron.

    M.L.

  • Michel Lebel - Abonné 1 février 2017 10 h 28

    Bayrou en lice?

    Ajout: il ne faudrait pas exclure le centriste François Bayrou de la course à la présidence. Il attend son tour depuis longtemps. Bref un possible duel Macron-Bayrou!

    M.L.

    • Raymond Labelle - Abonné 1 février 2017 16 h 38

      Il y a toutes les chances que Le Pen passe au deuxième tour (26%-27% au premier) - la question est de savoir qui sera l'autre.

      Mais c'est peut-être ce que vous entendiez par "duel" - qui de Bayrou ou de Macron se rendra au deuxième tous. Mais si Mélanchon se retire, il ne faut pas exclure Hamon.

      Par ailleurs, à ma connaissance, il n'est pas sûr, à ce stade, que Bayrou se présente.

  • Colette * Doublon * Pagé - Inscrite 1 février 2017 10 h 34

    Népotisme à la française !

    Comment expliquer que la France puisse autoriser pour ses élus l'embauche de conjoints et d'enfants dans leur Cabinet ? Une forme de patronage et de népotisme qui encourage la perte de confiance des élus et le cynisme des électeurs. D'aucuns déclarent sans ambages : Tous des profiteurs !

  • Raymond Labelle - Abonné 1 février 2017 12 h 39

    Mélanchon devrait se retirer et appuyer Hamon.

    Le candidat Hamon a des vues proches de celles de Mélanchon - en plus d'avoir la légitimé d'avoir gagné la primaire de la gauche.

    Mélanchon ne devrait-il pas se retirer pour donner plus de chances à la gauche de passer au deuxième tour?

    Enfin, du point de vue de la gauche, bien sûr.

    Ce sondage donne +- 16% à Hamon et +- 10% à Mélanchon. Bien que le report ne soit pas nécessairement complet, ça fait quand même un total de +-26%, soit plus que ce qui est prévu pour Macron (22%-23%).

    • Pierre Massicotte - Abonné 1 février 2017 13 h 02

      Cela dit, les instituts de sondage avaient annoncé que la Grande-Bretagne resterait dans l'Europe, qu'Hillary Clinton serait la future présidente des Etats-Unis...

    • Raymond Labelle - Abonné 1 février 2017 16 h 19

      À M. Massicotte. Je ne parle pas de résultat certain - en effet, beaucoup d'incertitude.

      La seule chose qui soit hautement probable, c'est que si Mélanchon se présente, la gauche n'a aucune chance de passer au deuxième tour.

      Si Mélanchon ne se présente pas, il ne sera pas impossible que la gauche passe au deuxième tour. Mais "ne pas être impossible" ne veut pas dire "être certain".

    • Raymond Labelle - Abonné 1 février 2017 16 h 31

      À M. Massicotte. A posteriori, les phénomènes Brexit et Trump (phénomènes ici vus sous l'aspect sondage) révèlent une sous-estimation de l'appui à ces deux options, en raison de leur réprobation sociale.

      Quelqu'un conscient du phénomène Brexit, et conscient que le même phénomène s'est présenté pour le choix Trump, n'avait qu'à ajouter environ entre 1% et 2% à Trump par rapport aux résultats des sondages. On aurait vu que dans la "rust belt" et en Floride, l'avance de Hillary dans les derniers sondages, n'était que de 1% ou de 2%.

      L'organisation Trump ne s'y est pas trompé, ayant fait campagne dans la rust belt aux derniers jours. Et si on y va État par État, tenant compte du système de collège électoral, ça donne Trump.

      Donc, les sondages n'étaient pas aussi "dans le champ" qu'on le dit - il faudra désormais envisager comme possible une plus grande discrétion, et donc une sous-estimation des choix socialement réprouvés et faire un ajustement, que les instituts de sondage ne peuvent faire eux-mêmes puisque la considération n’est pas purement mathématique.

      De plus, la distribution du vote pour Trump dans le cadre du système de collège électoral a permis son élection malgré le fait qu'il avait 2% de votes de moins que Clinton au niveau national. N’oublions pas l’avance globale de Clinton dans le résultat (que nie Trump, d’ailleurs, mais bon).