La réforme du travail suscite de violentes manifestations

<p>Pour la 14e fois, des milliers d’opposants à la<em> «loi travail» </em>ont défilé dans les rues de la capitale et d’une centaine de villes pour demander le <em>«retrait intégral»</em> de cette loi défendue par le gouvernement socialiste contre une partie de son camp.</p>
Photo: Anne-Christine Poujoulat Agence France-Presse

Pour la 14e fois, des milliers d’opposants à la «loi travail» ont défilé dans les rues de la capitale et d’une centaine de villes pour demander le «retrait intégral» de cette loi défendue par le gouvernement socialiste contre une partie de son camp.

Vitrines brisées, cocktails Molotov, échauffourées avec la police : des violences ont éclaté jeudi en France, faisant une vingtaine de blessés, lors de manifestations contre une réforme du droit du travail, adoptée pendant l’été après des mois de vive contestation politique et sociale.

Pris dans les flammes de manière spectaculaire après le jet de cocktails Molotov, un membre des forces de l’ordre a notamment été brûlé à la jambe à Paris, où quatre manifestants ont aussi été blessés.

« Au total, 15 policiers et gendarmes ont été blessés » dans toute la France, « dont deux grièvement », a précisé dans la soirée le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, faisant état de 62 interpellations.

Pour la 14e fois, plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la « loi Travail » (78 000 selon la police, 170 000 selon les organisateurs) ont défilé dans les rues de la capitale et d’une centaine de villes pour demander le « retrait intégral » de cette loi défendue par le gouvernement socialiste contre une partie de son camp.

Le texte, censé fluidifier le marché du travail dans un pays où le chômage culmine à 10 %, est jugé trop favorable aux employeurs par ses détracteurs qui ont multiplié les manifestations, souvent émaillées de violences. Comme ce jeudi où des manifestants, certains encagoulés, ont jeté des projectiles contre les forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes.

Dans plusieurs villes

À Paris, des abribus et du mobilier urbain ont fait l’objet de dégradations. Des cocktails Molotov ont été lancés devant des commerces. Au moins 16 personnes ont été interpellées, tandis que la majorité des participants est restée pacifique.

Des affrontements avec la police se sont aussi produits à Nantes et Rennes, deux villes de l’ouest où la contestation fut particulièrement vive au printemps, ainsi que dans le sud du pays, à Toulouse et Montpellier.

Après une trêve estivale, et malgré le vote du texte au Parlement, les détracteurs de la loi Travail ont ressorti banderoles et slogans pour la manifestation de jeudi annoncée comme la dernière. « Loi travail, non merci. Retrait intégral », proclamait l’une d’elle.

3 commentaires
  • Maxime Parisotto - Inscrit 15 septembre 2016 13 h 19

    Les Français aiment pas travailler...tout le temps en train de se plaindre...

    • Richard Lépine - Abonné 15 septembre 2016 18 h 24

      Généralisation (raciste)abusive?
      Richard Lépine

    • Maxime Parisotto - Inscrit 15 septembre 2016 20 h 03

      Je suis français, je sais de quoi je parle. C'est pas une question de race mais de culture.