Une foule en pleurs souligne le 21e anniversaire du massacre de Srebrenica

Des milliers de personnes se sont rassemblées à Srebrenica, lundi, afin de souligner le 21e anniversaire du pire massacre à s’être déroulé en Europe après l’Holocauste et assister aux funérailles de 127 nouvelles victimes récemment découvertes.

En larmes, les proches des disparus ont étreint les cercueils une dernière fois avant qu’ils soient enterrés dans un cimetière aux côtés de ceux des 6337 autres victimes retrouvées précédemment dans des fosses communes. La plus jeune victime à être ensevelie cette année avait 14 ans et la plus vieille, 77 ans.

Les Nations unies avaient déclaré Srebrenica, une enclave musulmane en territoire serbe, une « zone de sécurité », mais cela n’a pas empêché les soldats serbes d’attaquer la ville à la fin de la guerre de Bosnie.

Alors que les troupes serbes avançaient vers Srebrenica le 11 juillet 1995, la plupart des habitants se sont précipités vers des installations de l’ONU situées tout près, espérant que les Casques bleus néerlandais les protégeraient.

Carnage

Moins nombreux et moins bien armés que les militaires serbes, les soldats de maintien de la paix ont toutefois été contraints d’assister, impuissants, au massacre des hommes et garçons musulmans après qu’ils eurent été séparés des femmes et des filles, envoyées dans une zone contrôlée par le gouvernement bosnien.

Près de 15 000 résidants de Srebrenica ont également tenté de fuir dans les bois, mais ont été pourchassés et tués.

Les victimes ont été jetées dans des fosses communes qui ont été déplacées peu de temps après la fin du conflit par les coupables afin de dissimuler le crime.

Durant le processus, les dépouilles à moitié décomposées ont été détruites par les bulldozers, ce qui explique pourquoi des restes humains peuvent encore être découverts dans plus de 100 sites différents et identifiés grâce à des tests d’ADN.

Les victimes nouvellement retrouvées sont ensevelies chaque année au mémorial et cimetière situés en face de l’emplacement de l’ancienne base de l’ONU, où la majorité d’entre elles ont été vues vivantes pour la dernière fois.

1 commentaire
  • Michel Lebel - Abonné 11 juillet 2016 11 h 51

    N'oublions pas!

    Disons que ce n'est pas à Srebrenica que les Casques bleus néerlandais ont connu leur heure de gloire. Ni les forces serbes commandées par le général Ratko Mladic. Bien horribles et répugnants événements commis il y a à peine vingt ans. N'oublions pas, n'oublions jamais. Mais la barbarie continue toujours.

    Michel Lebel