Paris force sa loi travail à l’Assemblée nationale

Le premier ministre français, Manuel Valls
Photo: Thomas Samson Agence France-Presse Le premier ministre français, Manuel Valls

Paris — L’exécutif socialiste français est de nouveau passé en force mardi pour faire adopter par les députés son projet de réforme du droit du travail, contre laquelle la mobilisation dans la rue s’étiole après quatre mois de conflit.

« J’ai décidé d’engager la responsabilité du gouvernement », a déclaré le premier ministre Manuel Valls, posant la question de confiance à l’arrivée du texte en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale.

Cette arme constitutionnelle, déjà utilisée lors de l’examen initial du projet au printemps, lui permet d’éviter un vote sur ce texte qui divise la gauche.

Les adversaires du texte ont encore la possibilité de déposer une motion de censure qui, si elle obtenait la majorité, ferait tomber le gouvernement.

L’opposition de droite a renoncé à en défendre une. La gauche de la gauche pourrait de nouveau tenter de réunir les 58 députés nécessaires pour le faire.

S’il n’y a pas de motion de censure ou qu’elle est rejetée, la réforme fera une dernière navette au Sénat avant son adoption définitive d’ici le 22 juillet par l’Assemblée nationale.