Un accident d’autobus fait 13 morts

Treize étudiantes de plusieurs nationalités sont mortes dimanche dans un accident d’autobus dans le nord de l’Espagne en revenant d’une des fêtes traditionnelles les plus connues du pays, selon les autorités régionales de Catalogne.
 

Les autorités de la région de Catalogne où s’est produit l’accident ont ramené le bilan de 14 à 13 morts, et précisé que 34 personnes avaient été hospitalisées, après que l’autobus ait heurté de plein fouet une voiture à la suite d’une embardée sur l’autoroute.

Les étudiants à bord du bus étaient inscrits dans des universités de Catalogne dans le cadre du programme d’échanges européen Erasmus, a annoncé le directeur du département de l’Intérieur de cette région, Jordi Jané.

L’identité des victimes n’a pas encore été confirmée, mais le hasard a voulu que toutes soient des femmes, a annoncé un porte-parole du gouvernement catalan.

Sur les 34 blessés hospitalisés, trois sont dans un état critique et neuf dans un état grave, selon le dernier communiqué des services de secours catalans.

Les passagers, hommes et femmes, étaient d’une vingtaine de nationalités différentes, notamment française, selon le communiqué.

Les autorités ont affirmé avoir pris contact avec les représentations diplomatiques d’Allemagne, de Bulgarie, de France, de Finlande, de Hongrie, d’Italie, d’Irlande, du Japon, de Norvège, des Pays-Bas, de Palestine, du Pérou, de Pologne, de République tchèque, du Royaume-Uni, de Suède, de Suisse, de Nouvelle-Zélande et d’Ukraine.

L’accident s’est produit peu avant 6 h (heure locale) à Freginals, une localité proche de la ville d’Amposta, à environ 150 kilomètres au sud de Barcelone, quand l’autobus revenait des fêtes traditionnelles des Fallas, à Valence, sur la côte méditerranéenne.

Ces festivités de plusieurs jours se terminent par un gigantesque feu d’artifice dans la nuit de samedi à dimanche.

Le conducteur « a heurté le garde-fou sur la droite et a donné un coup de volant à gauche si violent que le car s’est retrouvé sur l’autre voie de l’autoroute », a expliqué M. Jané.

L’autobus a ensuite percuté un véhicule, qui venait en sens inverse et dont les deux occupants ont été blessés, a-t-il ajouté.

Le chauffeur a survécu à l’accident et est interrogé par la police. Il a été testé négatif aux contrôles de drogue et d’alcoolémie, a indiqué le ministère public.

Plus de douze heures après l’accident, une grue a pu soulever l’épave du véhicule qui a été emportée sur un camion porte-voiture, ont constaté les journalistes de l’AFP. Toutes les vitres à l’avant étaient brisées et le châssis enfoncé à l’arrière droit.

Au retour de Valence, il roulait en queue d’un convoi de cinq autobus et ceux qui le précédaient ne se sont pas rendus compte immédiatement de la collision.

La radio nationale a interrogé le fils du propriétaire de la compagnie d’autobus, ne le présentant que par son prénom Raul. Son père était au volant d’un des véhicules. «Tout à coup, il n’a plus vu le dernier autobus dans son rétroviseur. Il s’est arrêté à la première aire de service pour appeler le chauffeur, mais celui-ci n’a pas décroché. »

Il a ensuite demandé à ses passagers d’appeler ceux de l’autre autobus et c’est ainsi qu’il a appris l’accident.

La Maison Royale et les partis politiques ont envoyé des messages de condoléances pendant que la Catalogne décrétait un deuil de deux jours. Le président de la région, l’indépendantiste Carles Puigdemont, a ajourné une visite à Paris pour se rendre sur les lieux de la tragédie.

Cet accident de la route est l’un des plus meurtriers des dernières années en Espagne. Le 9 novembre 2014, un autobus transportant des pèlerins était tombé dans un ravin, faisant 14 morts et 41 blessés.

Les équipes de football qui jouaient dimanche devaient observer une minute de silence avant le début du match, comme l’a fait le FC de Barcelone, en déplacement à Villarreal, à une centaine de kilomètres de l’accident.