Gibraltar s’inquiète d’un «Brexit»

Londres — Le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo, s’est inquiété mardi des conséquences pour l’enclave britannique située au sud de la péninsule ibérique, en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, dans une tribune au quotidien The Times. « L’UE, même imparfaite, assure la liberté de circulation des personnes, des services et des biens […] vitale non seulement pour les Gibraltariens, mais aussi pour les 7000 travailleurs espagnols » à Gibraltar, écrit M. Picardo, qualifiant de « désastre » une éventuelle fermeture de la frontière entre ce territoire et l’Espagne. Le ministre en chef de Gibraltar base ses craintes sur des déclarations du ministre des Affaires étrangères espagnol, Jose Manuel Garcia-Margallo, qui aurait dit « à des fonctionnaires en privé qu’il serait heureux de fermer la frontière ». Début mars, ce dernier a publiquement déclaré que « dès le lendemain [d’un « Brexit »], nous parlerons de Gibraltar », alors que l’Espagne continue de disputer au Royaume-Uni la souveraineté de ce « rocher » de 6 km2. « Nous faisons partie de la grande famille britannique qui votera le 23 juin. Gibraltar votera pour rester dans l’UE », conclut M. Picardo.