Droite et extrême gauche barrent la route à un gouvernement socialiste

Le Parlement espagnol a refusé mercredi soir l’investiture comme chef du gouvernement au socialiste Pedro Sanchez, battu par la droite et la gauche radicale.

Après neuf heures de débats, s’apparentant à la chronique d’un échec annoncé, M. Sanchez a obtenu 130 voix, grâce aux députés centristes et socialistes, contre 219 votes venus de la droite, de Podemos (gauche radicale) et des indépendantistes, et une abstention.

Le secrétaire général du parti socialiste (PSOE), ancien professeur d’économie âgé de 44 ans, soumettra sa candidature au Congrès une nouvelle fois vendredi soir, plus de deux mois après les législatives du 20 décembre.

Auparavant, le chef de la droite, le président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy (Parti populaire), puis Pablo Iglesias, dirigeant de Podemos, et des leaders régionaux s’étaient succédé à la tribune pour annoncer leur vote négatif.

Pedro Sanchez était chargé par le roi Felipe VI de tenter d’obtenir l’investiture d’un Parlement désormais très fragmenté, principalement entre quatre forces (PP, socialistes, Podemos, Ciudadanos) et des indépendantistes, un défi presque impossible sans alliances.

Les voix du PP et de Podemos représentaient ensemble bien plus que la majorité absolue (176), et assez pour laisser sans effet l’alliance de socialistes et centristes disposée à soutenir Pedro Sanchez (130 voix), dont le parti est arrivé deuxième aux élections, et candidat après que Mariano Rajoy a renoncé.