Des kamikazes toujours anonymes

L’homme mort en kamikaze à Saint-Denis n’a jamais été mis en cause par la police française.
Photo: Christophe Ena Associated Press L’homme mort en kamikaze à Saint-Denis n’a jamais été mis en cause par la police française.

Les investigations se poursuivent pour déterminer qui sont les assaillants du 13 novembre, kamikazes ou non, ainsi que leurs complices et comment ils ont pu se coordonner pour tuer 130 personnes à Paris.

L’homme mort en kamikaze dans l’appartement où le djihadiste Abdelhamid Abaaoud, l’un des organisateurs des attentats, avait trouvé refuge au nord de Paris n’a jamais été mis en cause par la police française. Les enquêteurs ont isolé son ADN, mais il ne correspond à personne dans le fichier des empreintes génétiques.

S’agit-il d’un homme passé par la Grèce parmi les réfugiés fuyant la guerre en Syrie, comme c’est le cas pour deux des trois kamikazes du Stade de France qui ont été contrôlés début octobre sur l’île grecque de Leros ?

Les enquêteurs n’ont pas encore mis de nom sur ces deux derniers et la police a lancé dimanche un appel à témoins, avec photo, pour celui qui s’est fait sauter près de la porte H du stade. Un appel similaire avait déjà été lancé pour l’autre.

L’homme qui s’est fait sauter à Saint-Denis a-t-il eu un rôle direct dans les attentats ? Est-il le troisième homme du commando qui a froidement mitraillé les terrasses de cafés et restaurants ? Grâce notamment au travail sur les empreintes et à la vidéosurveillance, les enquêteurs pensent avoir identifié dans ce trio Abaaoud et Brahim Abdeslam, qui a actionné son gilet explosif dans un restaurant. L’identification du troisième kamikaze du Bataclan est toujours en cours.



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