Difficile partage des migrants

Bruxelles — Les Européens tentaient lundi de s’entendre pour partager la prise en charge de 40 000 demandeurs d’asile et soulager la Grèce et l’Italie, sous haute pression migratoire, mais la solidarité manquait toujours à l’appel pour garantir un accord. À l’ouverture de la réunion des ministres de l’Intérieur, le compte n’y était pas. « Nous sommes en dessous du chiffre », a indiqué le ministre de l’Immigration luxembourgeois, Jean Asselborn, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. Les offres stagnent sous les 30 000 places, selon plusieurs sources européennes. Le mécanisme prévu, dit de relocalisation, ne doit pourtant être que temporaire, sur deux ans, et ne concerner parmi les exilés et migrants affluant aux frontières européennes qu’un public trié sur le volet : des demandeurs d’asile éligibles au statut de réfugiés.

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