Des députés s'indignent de la mise en vente des locaux du consulat de France à Québec

Le Consulat général de France a ses bureaux dans la maison du Duc-de-Kent, un bâtiment patrimonial de la vieille ville de Québec bâti en 1648.
Photo: Christian Lemire © Ministère de la Culture et des Communications Le Consulat général de France a ses bureaux dans la maison du Duc-de-Kent, un bâtiment patrimonial de la vieille ville de Québec bâti en 1648.

Paris — La France a mis en vente les locaux du consulat général de France à Québec, la « maison Kent », au grand dam de députés français qui estiment que cette vente sera interprétée comme « un désengagement de la France à l’égard du peuple québécois ».

Le bâtiment « n’est plus adapté aux missions d’un consulat général moderne. Il est peu fonctionnel et difficile d’accès », a déclaré jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qui, dans le cadre de la politique d’économie budgétaire, a déjà mis en vente plusieurs résidences à l’étranger.

« Un nouveau site a été identifié, dans un immeuble rénové proche du centre politique et administratif de Québec. Il répondrait aux normes d’accessibilité, de sécurité et de surface en vigueur », a assuré le porte-parole, Romain Nadal.

Dans un communiqué mercredi, le groupe parlementaire France-Québec à l’Assemblée nationale s’était ému de la vente de la « maison Kent ».

« Cette maison fait partie du patrimoine historique du Québec, étant l’une des plus importantes de la ville et le lieu dans lequel a été signée la capitulation de la ville de Québec aux Britanniques en 1759 », rappelle le groupe.

« Elle est donc emblématique de la relation unique qui unit nos deux peuples. Renoncer à ces locaux chargés d’histoire sera interprété comme un désengagement de la France à l’égard du peuple québécois », a-t-il déclaré, appelant le gouvernement français à « renoncer à cette vente ».

Il y a quelques mois, la résidence de l’ambassadeur de France à l’ONU, magnifique duplex sur Park Avenue à New York, a été mise en vente pour 48 millions de dollars.

La décision de vendre avait été annoncée l’an dernier par le Quai d’Orsay, dans le cadre d’un plan d’économies visant à se débarrasser de certains locaux jugés trop grands ou « dispendieux ».

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