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Une chaîne humaine pour la souveraineté du Pays basque

Madrid — Une chaîne humaine a rassemblé dimanche environ 100 000 personnes, selon ses organisateurs, pour réclamer l’autodétermination du Pays basque espagnol, sur le modèle d’une manifestation semblable qui avait réuni des centaines de milliers de personnes en septembre 2013 en Catalogne.

 

Sur les 123 kilomètres reliant la ville basque de Durango à Pampelune, la capitale de la Navarre, une région du nord de l’Espagne considérée par les nationalistes comme faisant partie du Grand Pays basque, les participants se sont donné la main le long de routes, agitant l’ikurrinña, le drapeau basque rouge, blanc et vert.

 

La manifestation était organisée par une plateforme citoyenne, Gure esku dago (Entre nos mains), soutenue par les partis indépendantistes. Le président du Parti nationaliste basque (PNV), qui gouverne la région, Andoni Ortuzar, était également présent.

 

Travailler ensemble

 

Cette journée doit marquer «un point d’inflexion» vers le droit à l’autodétermination du Pays basque et montrer «que les Basques sont capables de travailler ensemble», affirmait le porte-parole de la plateforme, Angel Oiarbide.

 

«Nous sommes un peuple, nous avons le droit de décider et le moment est venu de le faire», ajoutait-il.

 

Le Pays basque est, avec la Catalogne, l’une des deux régions d’Espagne gouvernées par des partis nationalistes. La gauche indépendantiste, qui a gagné en influence politique ces dernières années à mesure que s’affaiblissait le groupe armé ETA, était devenue aux élections régionales de 2012 la deuxième force régionale, derrière les nationalistes conservateurs du PNV.

 

Catalogne

 

En Catalogne, les partis nationalistes veulent organiser le 9 novembre prochain un référendum d’autodétermination, déclaré illégal par Madrid.

 

Le 11 septembre 2013, à l’occasion de la Diada, le Jour de la Catalogne, les indépendantistes avaient organisé une chaîne humaine géante le long des 400 kilomètres de côtes reliant le nord au sud de la région.

 

Au Pays basque, les aspirations à l’indépendance sont désormais portées par les partis politiques nationalistes, alors que l’ETA a mis fin à la violence le 20 octobre 2011. Le groupe armé, considéré comme responsable de la mort de 829 personnes en quatre décennies d’attentats, refuse cependant de se dissoudre comme l’exigent les gouvernements espagnol et français.

2 commentaires
  • Yves Perron - Inscrit 8 juin 2014 15 h 47

    Un jour sera le tour des Québécois

    Un jour proche nous espérons le Québec sera aussi uni pour la cause de son indépendance, nous sommes maintenant matures et n,avons plus besoin d'un gouvernement de trop qui ne nous ressemble ni ne nous assemble.

  • François-Luc Valiquette - Inscrit 10 juin 2014 10 h 56

    Un jour, un jour...

    J'espère vivre assez longtemps pour voir les Québécois se réveiller enfin et revendiquer d'une seule voix le pays qui leur appartient et qu'on ne leur reconnaît que du bout des lèvres en les qualifiant de "nation".