Les présidents ukrainien et russe se rencontrent, les manifs continuent à Kiev

M. Ianoukovitch a rencontré le président russe, Vladimir Poutine, dans la ville russe de Sotchi, à son retour d'une visite officielle en Chine. Le bureau de M. Ianoukovitch a précisé que leur discussion avait porté sur le commerce, la coopération économique et les préparatifs en vue de signer un accord de partenariat.

Aucun détail n'a été rendu public, mais la rencontre représente un nouveau défi pour les leaders des manifestations, qui ont commencé après que le président Ianoukovitch eut décidé de ne pas signer un accord longuement attendu visant à accroître les liens politiques et économiques avec l'Union européenne. Moscou fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle se joigne à un bloc économique comprenant la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie.

Quand le président a décidé de ne pas signer l'accord avec l'Europe, des responsables ont indiqué que l'Ukraine restait engagée envers une plus grande intégration avec l'Union européenne, une déclaration que les leaders de l'opposition ont accueillie avec dérision.

«Leurs tentatives de vendre l'Ukraine à la Russie n'ont pas du tout cessé», a déclaré Arseniy Iatseniouk, chef de la faction du principal parti de l'opposition au Parlement.

Un imposant camp de tentes de manifestants, qui comprend des cuisines de rue, a été installé sur la place centrale de la capitale ukrainienne, Kiev.

Chaque soir, la foule de manifestants gonfle à plusieurs milliers de personnes. D'autres manifestants ont occupé l'édifice de l'administration municipale et ont bloqué l'accès à l'édifice de l'administration présidentielle.

Un autre responsable de l'opposition a déclaré vendredi qu'il était ouvert à des discussions avec les autorités pour trouver une issue à la crise, mais seulement si les policiers qui ont violemment réprimé les manifestants sont punis.

Le chef du parti nationaliste Svoboda, Oleh Tyanhybok, a affirmé vendredi que «l'opposition est prête à s'asseoir pour discuter et négocier un changement à la situation» pour tenter de trouver une «issue à la crise politique en cours».

La police a de son côté répliqué que les opérations de dispersion de la foule et les coups portés aux manifestants n'étaient survenus qu'après des provocations des militants.


 

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