Une rencontre de l'OSCE s'ouvre à Kiev sur fond de manifestations

Des milliers de manifestants occupaient toujours la place de l'Indépendance, au coeur de Kiev, et ont assiégé l'édifice dans lequel se tenait une rencontre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Cette rencontre avait été planifiée bien avant le début des manifestations.

La secrétaire d'État adjointe des États-Unis, Victoria Nuland, a mis les leaders ukrainiens au défi de réagir aux manifestations de manière constructive. Elle a déclaré que le moment est venu pour l'Ukraine de répondre aux aspirations de son peuple, avant d'ajouter que la démocratie et la primauté du droit doivent être respectées.

Pour sa part, le ministre britannique pour l'Europe, David Liddington, a demandé aux responsables de respecter le droit des citoyens à se rassembler pacifiquement. Il a ensuite prévenu que tous les yeux de la planète sont tournés vers l'Ukraine.

Le premier ministre Mikola Azarov a tenté de présenter ces événements sous un jour positif, en déclarant que de telles manifestations sont entièrement normales dans un pays où la démocratie n'en est encore qu'à ses premiers pas.

Le président Viktor Ianoukovitch est actuellement en déplacement en Chine. Le gouvernement ukrainien ne donne aucun signe de fléchissement en son absence. La police a promis de ne pas avoir recours à la force, ce qui ne l'a pas empêchée d'arrêter et de questionner des dizaines de manifestants.

M. Azarov a aussi menacé de couper le financement fédéral dont profitent certaines villes de l'ouest du pays et qui se sont déclarées favorables à l'Union européenne.

Les manifestations ont éclaté quand le gouvernement Ianoukovitch a cédé aux pressions de la Russie et suspendu la signature d'une vaste entente commerciale et politique avec l'Union européenne.


 

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