Second vote à l’UMP: Copé et Fillon proches d’un accord

Paris — Après un mois de crise au sommet de la droite française, le vainqueur contesté de l’élection à la présidence de l’UMP, Jean-François Copé, a annoncé dimanche être prêt à une nouvelle élection en septembre 2013, ce dont s’est félicité son rival, François Fillon.
Dans un souci d’apaisement, Jean-François Copé est d’accord pour organiser une nouvelle élection en septembre 2013. C’est une date à mi-chemin entre mars 2013, comme le voulait initialement François Fillon, et mars 2014, comme l’avait proposé M. Copé, a indiqué à l’AFP un proche de M. Copé.

Dans un communiqué, François Fillon se félicite que le principe d’un nouveau vote dans un délai raisonnable soit désormais accepté par Jean-François Copé.
 
C’est une grande victoire pour les militants qui réclamaient qu’une solution démocratique soit trouvée à la crise démocratique que traverse le mouvement, écrit l’ex-premier ministre qui contestait la victoire sur le fil de Jean-François Copé le 18 novembre lors d’un scrutin interne entaché de fortes irrégularités.
 
Selon les partisans de M. Copé, l’accord global doit aussi inclure la dissolution du groupe dissident créé par François Fillon à l’Assemblée nationale.
 
L’avancée acceptée par M. Copé sur un nouveau vote doit désormais être confortée par la mise en place d’un processus définissant les conditions, la méthode et le calendrier d’une nouvelle élection véritablement équitable, poursuit l’ancien chef du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
 
François Fillon demande enfin la mise en place, dès le mois de janvier 2013, d’une direction paritaire, ouverte à toutes les sensibilités de l’UMP (Union pour un mouvement populaire) et d’un comité de sages chargé de proposer une réforme des statuts pour assurer un processus électoral irréprochable.
 
Le poste de président de l’UMP est considéré comme un tremplin pour la prochaine présidentielle en France de 2017.