L’ETA offre sa dissolution; Madrid refuse de nouveau

Madrid — Le groupe basque ETA s’est dit prêt samedi à négocier en vue de sa « dissolution », réclamée par la France et l’Espagne, accusant toutefois les deux pays d’« alimenter la confrontation » à coups d’arrestations et par leur refus de dialoguer. Une nouvelle fois, Madrid a accueilli par une fin de non-recevoir ces déclarations, affirmant n’attendre que la « dissolution inconditionnelle » de l’ETA après l’annonce de la fin de 40 ans de lutte armée pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre, le 20 octobre 2011. Pierre angulaire de son argumentaire, l’ETA y affirme vouloir discuter des « formules et délais pour ramener à la maison les prisonniers et exilés politiques basques », selon les extraits traduits en castillan par Gara. Le groupe basque, réduit à quelques dizaines de membres actifs encore en liberté après les arrestations menées ces dernières années, essentiellement par les polices espagnole et française, propose un « agenda de dialogue ».