Quatre Canadiens francophones honorés

L’ex-gouverneure générale Michaëlle Jean
Photo: La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick L’ex-gouverneure générale Michaëlle Jean

Lyon – La cérémonie d’ouverture des 25es Entretiens Jacques Cartier a été lancée dimanche à l’École normale supérieure de Lyon. Quatre Canadiens francophones ont reçu en cette occasion un doctorat honoris causa dont Michaëlle Jean, chancelière de l’Université d’Ottawa, et Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec.


C’est en citant René Lévesque que M. Vandal, ingénieur de formation, a remercié, au nom de tous les récipiendaires, le Centre Jacques Cartier et les institutions d’enseignement supérieur.


Jusqu’à mercredi, une vingtaine de colloques des Entretiens Jacques Cartier réuniront environ 3000 participants dans la région française Rhône-Alpes pour discuter de thèmes politiques, économiques, culturels et sociaux, en français, « cette langue qui nous rassemble, qui nous ressemble et à qui rien d’humain n’est étranger comme le soulignait si justement René Lévesque, ce grand homme politique québécois », a dit M. Vandal dans ses remerciements.


Il recevait alors l’honneur de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon.


Guy Berthiaume, président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, a obtenu la distinction honorifique de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne.


Yvon Fontaine, président de l’Agence universitaire de la francophonie et ex-recteur de l’Université de Moncton a été reçu docteur honoris causa par l’Université Jean Moulin Lyon 3.


Michaëlle Jean, anciennement gouverneure générale du Canada, a obtenu un doctorat honoris causa de l’École normale supérieure de Lyon. Conférencière d’honneur dimanche lors de la séance inaugurale, elle en était à ses premiers Entretiens Jacques Cartier.


Alors que le Centre Jacques Cartier a accueilli récemment l’Université d’Ottawa comme partenaire et membre du Fonds Jacques Cartier, Michaëlle Jean a profité de l’occasion pour suggérer une plus grande ouverture de l’organisation à l’égard de la francophonie canadienne.


L’an dernier, alors que les Entretiens Jacques Cartier se tenaient à Montréal, l’Université d’Ottawa avait tenu deux colloques décentralisés dans la capitale. Une première.


« Avec cette ouverture vers les Franco-Ontariens et les Acadiens [l’Université de Moncton est aussi partenaire], j’ose espérer que les Entretiens Jacques Cartier iront aussi vers l’ensemble des communautés de la francophonie canadienne », a affirmé Michaëlle Jean, après avoir commencé sa conférence en soulignant que, même si elle habite maintenant à Ottawa, elle demeure aussi Montréalaise, elle qui a vécu plus de 40 ans dans la métropole québécoise.

 

Vingt-cinq ans d’histoire


Alors que l’on célèbre cette année le 25e anniversaire des Entretiens, Alain Bideau, délégué général du Centre Jacques Cartier, a profité de l’occasion pour raconter les balbutiements de ce projet « qui paraissait un peu fou et original ».


C’est grâce à la générosité de son ami le docteur Charles Mérieux qu’Alain Bideau a obtenu l’équivalent de 80 000 euros pour construire le Centre Jacques Cartier.


Un quart de siècle plus tard, plus de 500 colloques ont été organisés. Ceux-ci ont réuni 45 000 personnes, dont 12 000 conférenciers. Environ 4500 d’entre eux provenaient du Québec et du Canada, a calculé M. Bideau, chercheur spécialiste de démographie et grand amateur de chiffres.


René Lévesque était manifestement à l’honneur en cette soirée inaugurale alors qu’Alain Bideau a rappelé que l’ancien premier ministre du Québec avait participé, lors des premiers Entretiens Jacques Cartier, à un colloque sur la souveraineté au XXIe siècle.


« C’est le dernier discours que René Lévesque a prononcé avant son décès », a-t-il précisé.


À l’occasion de son 25e anniversaire, le Centre Jacques Cartier a tenu samedi la conférence pré-colloque « Quel futur pour notre avenir ? Lyon-Montréal : villes des possibles ». Gérald Tremblay et Gérard Collomb, maire de Lyon, devaient prononcer les mots d’ouverture. Sans surprise, Gérald Tremblay est finalement absent de ces 25es Entretiens.


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Collaboratrice

1 commentaire
  • Gilles Delisle - Abonné 19 novembre 2012 08 h 48

    Honorer M. Jean et T. Vandal!

    Les organisateurs ont peut-être mal fait leur travail. Est-ce que ces deux personnes ont dignement représenter les Québécois au cours de leur mandat respectif? Je ne le pense pas.