Publication de photos - Kate et William ripostent

Kate Middleton et le prince William ont riposté lundi devant la justice française après la publication par le magazine Closer de photos de la duchesse de Cambridge en monokini, qu’un hebdomadaire italien a reprises sous le titre La reine est nue.

Devant le tribunal de Nanterre, l’avocat du couple princier a estimé que la quinzaine de photos publiées violaient un « moment éminemment intime » de la vie du couple qui n’a « rien à faire en couverture » d’un magazine. « Nous ne demandons pas le retrait des kiosques du magazine. Le mal est fait », a ajouté Me Aurélien Hamelle qui demande l’interdiction de tout nouveau tirage du numéro de Closer incriminé, la cession ou la vente des clichés à d’autres journaux ainsi que leur publication sur l’Internet.


La plainte déposée vendredi pour atteinte à la vie privée vise à la fois le ou les photographes qui ont pris le couple royal en photo au téléobjectif pendant leurs vacances dans une demeure privée du Luberon dans le sud de la France et les médias ayant exploité ces clichés, en l’occurrence le magazine people Closer.


Une plainte a été aussi déposée lundi matin au pénal devant le tribunal de Nanterre afin d’obtenir réparation. Selon l’entourage du couple princier, elle doit ensuite conduire à un procès « où des dommages et intérêts seront réclamés ».


Représentés en France par Me Aurélien Hamelle, également avocat du couturier britannique John Galliano durant son procès à Paris pour injures raciales, le duc et la duchesse de Cambridge tiennent surtout à poursuivre les paparazzis. Le prince William, deuxième dans l’ordre de succession au trône, et son épouse, réclament qu’il soit interdit à Closer de rééditer son numéro et surtout qu’il ne puisse pas céder ou diffuser ces photos qui ont outré les Britanniques, y compris pour le Web.


Le magazine, habitué aux reportages croustillants sur les célébrités, a sorti sur cinq pages et en exclusivité, dans son édition de vendredi, une quinzaine de photos du couple prenant le soleil sur une terrasse. Plusieurs clichés montrent la duchesse de Cambridge seins nus.


Si le droit français est l’un des plus sévères au monde en matière de protection de la vie privée avec des condamnations quasi automatiques, l’interdiction d’un journal ou le retrait d’un exemplaire des kiosques demeurent extrêmement rares en France.


Le palais de Buckingham, qui s’active depuis vendredi pour empêcher une plus grande diffusion des photos de Kate Middleton, a bien du mal à l’endiguer. Samedi, un journal irlandais, le Irish Daily Star, a reproduit des pages de Closer. Et lundi l’hebdomadaire people italien Chi, propriété comme Closer du groupe Berlusconi, a à son tour publié un numéro extraordinaire de 38 pages. La presse britannique n’a publié aucun des clichés. Elle est sur ses gardes après avoir été très critiquée pour ses dérapages de l’ère Diana.


Quant au jeune couple princier, il devait se rendre lundi dans un coin reculé des îles Salomon à bord d’un canoë, dans le cadre de sa tournée en Asie-Pacifique.