À dix jours des élections en Espagne, l'ETA parle de désarmement

Saint-Sébastien — À dix jours des législatives en Espagne, l'ETA s'est invité dans la campagne en se disant prêt à dialoguer sur le désarmement, donnant un nouveau coup de pouce à la gauche indépendantiste basque qui pourrait faire son entrée au Parlement national.

Trois semaines après avoir annoncé l'abandon de la lutte armée, le groupe séparatiste basque affirme qu'il est «disposé à parler» de la question des armes mais demande en échange la libération de ses prisonniers détenus en Espagne et en France.

«Le processus doit porter en soi le retour chez eux de tous les prisonniers et prisonnières basques», affirment deux porte-parole interrogés par le journal basque Gara, canal habituel de communication de l'ETA.

«Quelqu'un peut-il imaginer la paix avec les prisons d'Espagne et de France pleines de prisonniers politiques basques? disent-ils. Toute autre option ne peut se comprendre que sur la base de la vengeance et des intérêts politiques particuliers, pas si l'on prétend construire une solution ferme et durable».

L'ETA, qui se dit prêt à «prendre des engagements» sur le désarmement, appelle parallèlement à «apporter une plus grande adhésion» au projet politique de la gauche indépendantiste. Il renouvelle sa demande de dialogue au futur gouvernement espagnol, qui sera probablement dirigé par le leader de droite Mariano Rajoy.