Transparency International - Le quart des Russes ont payé des pots-de-vin en 2010

Moscou — La corruption continue d'être largement répandue en Russie, près d'un quart des Russes (26 %) admettant avoir payé des pots-de-vin cette année, selon une étude de l'ONG Transparency International diffusée hier.

Si le niveau de corruption dans le pays n'a pas réellement évolué entre 2009 et 2010, il y a néanmoins eu un véritable changement dans la volonté des Russes de lutter contre celle-ci, estime la directrice de l'antenne russe de l'ONG, Elena Panfilova, lors de la présentation de l'étude, intitulée «Le baromètre mondial de la corruption 2010», aux médias.

Dans un classement allant des pays les moins corrompus aux plus corrompus, publié plus tôt dans l'année par Transparency International, la Russie occupe la 154e place sur 178, à égalité avec le Kenya et le Cambodge, mais loin derrière des pays tels l'Éthiopie (116e) ou la Colombie (78e).

Selon l'étude publiée hier par l'ONG, près de 48 % des Russes jugent que la corruption a augmenté dans le pays au cours des trois dernières années. De plus, 24,6 % d'entre eux estiment que la lutte contre la corruption menée par le gouvernement n'est absolument pas efficace, contre 5,6 % qui la jugent au contraire très effective.

La corruption reste un mal endémique en Russie, malgré l'intention affichée par les autorités de faire de son éradication une priorité.

Menée au total dans 85 pays par Transparency International, l'étude a par ailleurs relevé une tendance particulièrement positive en Géorgie.

«Soixante-dix-huit pour cent des personnes interrogées considèrent que la corruption a diminué ou "beaucoup" diminué au cours des trois dernières années» en Géorgie, souligne l'ONG.

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