Voir Naples et enfin respirer

Rome — Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a annoncé hier soir être parvenu à un accord avec les maires des communes concernées pour résoudre la crise des déchets qui touche Naples, dans le sud de l'Italie, et des localités de sa banlieue.

«À l'issue d'un débat approfondi, nous avons trouvé une solution», a déclaré à la presse Berlusconi après une rencontre à Naples avec les maires des 18 communes touchées d'une manière ou d'une autre par cette crise. «La seconde décharge de Terzigno, prévue par la loi, ne sera pas ouverte et nous procéderons aux modifications législatives nécessaires», a annoncé le chef du gouvernement, sans préciser les mesures qui permettront de nettoyer les rues couvertes d'ordures. Depuis deux semaines environ, la localité de Terzigno, près de Naples, a été le théâtre de violents heurts entre policiers et riverains qui réclament la fermeture de la décharge à ciel ouvert et rejettent l'idée de l'ouverture d'une seconde. Durant des années, la mafia napolitaine a infiltré le juteux marché de la gestion des déchets dans la région de Naples.

La crise de 2007-2008, quand la ville avait fait la une de la presse mondiale avec des photos du centre historique envahi d'immondices, avait contribué à la victoire de Silvio Berlusconi aux législatives de 2008 et à son retour au pouvoir.
1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 30 octobre 2010 10 h 23

    J'y étais justement

    Il y deux semaines, en route pour Pompei, nous avons traversé la banlieue de Naples. Il n'y a pas que les ordures qui jonchent les rues, les champs et même des autoroutes, il y a dans cette région une misère, des maisons sales et décrépites, des serres abandonnées au carreaux cassés, qui m'ont fait penser au tiers monde, Lima ou Casablanca.