Les «apéros Facebook» inquiètent la France

Paris — Le gouvernement français a été contraint hier de se pencher sur le phénomène des «apéros géants», rassemblements de milliers de personnes conviées via Facebook et finissant souvent en beuverie, après la mort d'un jeune homme qui a suscité des appels à l'interdiction. Le jeune homme, un maçon de 21 ans, est mort jeudi après être tombé d'un pont après un «apéro géant» qui avait réuni 9000 personnes à Nantes, dans l'ouest du pays.

Selon le procureur de Nantes, il avait 2,40 grammes d'alcool dans le sang, ce qui veut dire qu'il avait consommé lors de ce rassemblement présenté comme festif et convivial de «10 à 15 verres d'alcool fort». Le jeune homme, également pompier volontaire, avait voulu descendre sur la rampe de l'escalier d'un pont, mais a basculé dans le vide et fait une chute de cinq mètres.

Il s'agit du premier accident mortel de ce type depuis la multiplication des «apéro géants», lancée sur le réseau social Facebook, et dont la première édition avait eu lieu en France à Nantes en novembre 2009.

Les réactions se sont multipliées pour demander des mesures pour contrôler ce phénomène qui a essaimé dans de nombreuses villes de France, et dont le mode d'organisation rend très difficile l'établissement des responsabilités.

Le député-maire socialiste de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a appelé à «casser la spirale» de ces rassemblements alcoolisés où les jeunes «viennent pour se défoncer».

Interpellé, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé hier qu'il convoquait pour la semaine semaine prochaine «une réunion de travail sur les apéros géants». «C'est un sujet national, a estimé le chef de file des députés de la majorité UMP Jean-François Copé. Les fêtes géantes, c'est pas nouveau; la seule chose, c'est que quand il y a mort d'homme, quand il y a consommation massive de drogues et d'alcool, il y a un moment où il faut qu'on remette les choses à l'endroit.»

Des consignes avaient déjà été données aux préfets afin de limiter les risques en mobilisant forces de l'ordre et services de secours. Certains «apéros» ont été interdits purement et simplement par les préfets, comme ceux prévus ce week-end à Annecy et Chambéry, dans les Alpes françaises.
1 commentaire
  • Pierre Allard - Inscrit 25 mai 2010 11 h 08

    Le gambit sur les Aperos Facebook

    Sarkozy - dont mort on verra qu'il aura été un autre Mitterand ( pas Freddo, bien sür, l'autre, a pris Duhamel et tout le PAF par surprise en se prononçant carrément POUR les Apéros Facebook.

    Cet homme, que j'ai défa comparé à un haïssable mais génial joueur de Go, vient encore une fois de jouer avec maestria. Il est clair qu'aucune gouvernance, surtout en temps de crise et de frustration sociale, n'aime les attroupements autres que ceux qu'elle organise. A quoi vient de jouer Sarko ?

    Bien sûr, il y a l'effet dérivé ludique - Kraft durch freude -et celui "à la Grand Charles" de prendre la tête d'un défilé qui s'ébranle, la lucidité de comprendre, surtout qu'on n'arrêtera pas facilement cette turbulence, mais le Maitre est aussi, sans doute, à faire habilement le plein des opposants.

    Quand il apparaîtra à la Gauche, dont la perspicacité est au mieux épisodique, que le Français moyen - l'archétypal a bérêt et baguette qu'elle voit dans ses rêves - veut beaucoup qu'on mette fin à ce désordre des Facebookiens, présumés jeunes et éthyliques... la Gauche tombera dans le piège de réclamet des mesures d"ORDRE.

    "Bien sûr" - va dire et faire le chat - Patte de velours, c'était que je croyais que vous aimiez... Voici les griffes... "

    Mais si on envoie les CRS mater des milliers de jeunes qui se rassemblent pour prendre un pot en devisant de rien du tout, on aura bien le droit aussi, en passant, de dissoudre les rassemblements qui parlent de quoi que ce soit.

    Rien me m'empeche de convier à un Apero Facebok pour prendre un verre en discutant des facéties du pouvoir concernan sur les régimes de retraites ou un emprunt national.

    Il n'y a donc pas de rassemblements dont on ne pourra pas dire qu'il est "Facebook" Une douzaine d'agents provocateurs abev une bouteille de gnôle... et il n'y a plus qu'a donner l'assaut.

    Sarko attend que le peuple le réclame.. ILs e laissera convaincre...Va-t-on le faire languir ?

    Pierre JC Allard
    Editeur CentPapiers