Brown commet une gaffe

Gordon Brown
Photo: Agence Reuters Suzanne Plunkett Gordon Brown

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a passé la journée d'hier à tenter de limiter les dégâts de sa première grosse gaffe de la campagne des législatives, après un entretien avec une veuve de 66 ans, Gillian Duffy, que l'on voit ci-dessus.

M. Brown, piégé par un micro resté ouvert, a traité Mme Duffy de «sectaire» alors qu'il reprenait place dans sa voiture. Il a dû ensuite se confondre en excuses auprès de la dame, aussitôt transformée en célébrité nationale.
2 commentaires
  • Roland Berger - Inscrit 29 avril 2010 17 h 46

    On ne peut plus clair

    Cet événement et ses conséquences définissent parfaitement ce que constitue la politique.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Jacques Légaré - Inscrit 30 avril 2010 17 h 38

    Discours nobles ou niaiseries de taverne ? That's the question.

    Si les propos de la dame (non rapportés) étaient sectaires, où est la gaffe ?

    Pour la qualité de notre vie démocratique, nous devrions rapporter dans les media que la substance rationnelle des discours politiques, et bien sûr les effusions émotives si elles sont significatives d'un problème important.

    Dans le cas contraire nous affadissons la vitrine politique par des niaiseries. Par exemple, on a fait naguère tout un plat du président Ford qui s'était cogné la tête en sortant de son avion, juste pour le ridiculiser. Le sommet bien sûr de ces niaiseries fut les sauteries de Bill Clinton à la Maison Blanche. Toute cette affaire ne regardait que Bill, Monica et sa femme. Un trip à trois -si c'était des libertins- aurait réglé l'affaire et la constitution américaine n'aurait pas été polluée d'un ridicule planétaire.

    Vive la démocratie, faite d'hommes et de femmes aux discours rationnels, sensés, visionnaires et progressistes !

    Jacques Légaré, ph.d. en philosophie politique
    Professeur (retraité) d'Histoire, d'Économique et de Philosophie