Au moins 18 morts dans la collision de deux trains près de Bruxelles

Une collision frontale entre deux trains de passagers lundi matin à l’heure de pointe à la gare de Hal, dans la banlieue sud-ouest de Bruxelles, a fait au moins 18 morts et 55 blessés, dont 30 dans un état très grave, selon le centre de crise de Flandres cité par les médias locaux. L’un des trains aurait brûlé un signal d’arrêt, d’après le gouverneur de la province.

La radio VRT avait dans un premier temps cité la SNCB (Société nationale des chemins de fer belges), selon laquelle 25 personnes avaient été tuées dans l’accident, qui s’est produit vers 8h30 près de Buizingen. Quant au maire de Buizingen Dirk Pieters, il avait fait état de 20 morts.

Le gouverneur de la province du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, a estimé que, vu l’état des wagons enchevêtrés, le bilan allait «certainement» s’alourdir. D’après lui, l’un des trains «n’a apparemment pas respecté un signal d’arrêt».

La SNCB s’est refusée à tout commentaire sur les causes de l’accident en attendant les résultats de l’enquête.

C’est la pire catastrophe ferroviaire qu’ait connue la Belgique depuis celle de 1954 près de Louvain, qui avait fait 20 morts, des supporters allemands de football, et 40 blessés graves.

Certains blessés ont été évacués vers plusieurs hôpitaux de la région de Bruxelles et d’autres soignés dans un complexe sportif proche de la gare. La Croix-Rouge a lancé un appel à des dons de sang.

«C’était un cauchemar», a témoigné à l’Associated Press Christian Wampach, 47 ans, qui se trouvait dans la troisième voiture du train bondé. Il a été soigné pour une blessure à la tête dans le complexe sportif, où étaient pris en charge les blessés les plus légers. «Nous avons été secoués pendant 15 secondes, il y avait des blessés dans ma voiture mais je pense que la plupart des victimes étaient dans la voiture de tête».

L’accident, dont la cause reste à déterminer, s’est produit à 8h30 sous une fine neige, à Buizingen, au sud-ouest de la capitale belge. Sous la violence du choc, les voitures de tête ont déraillé, se sont chevauchées et encastrées. L’accident a causé de sérieux dégâts aux lignes électriques de la gare, a précisé Kristien Berckmans, porte-parole de la SNCB.

Le Premier ministre belge Yves Leterme a annulé sa visite au Kosovo, où il venait d’arriver, pour rentrer immédiatement, a annoncé le bureau du chef du gouvernement. L’avion a fait demi-tour quelques minutes après avoir atterri à l’aéroport de Pristina, quand M. Leterme a appris la nouvelle de la catastrophe.

M. Leterme devait se rendre sur les lieux de l’accident avec le roi Albert II, également rentré de l’étranger, selon le palais royal cité par le quotidien belge «Le Soir».