Décès du politicien français Philippe Séguin

Phlippe Séguin de passage au Québec au début des années 2000
Photo: Agence Reuters Phlippe Séguin de passage au Québec au début des années 2000

Le politicien français Philippe Séguin, bien connu au Québec, est mort ce jeudi, à Paris, à l’âge de 66 ans. Il aurait succombé à un infarctus ce matin, à son domicile.

Philippe Séguin a passé l’essentiel de sa vie au service de la vie publique française. Il a été ministre des Affaires sociales et de l’Emploi de 1986 à 1988, président de l’Assemblée nationale française de 1993 à 1997 et président du Rassemblement pour la République de 1997 à 1999. Il a également été président de la Cour des comptes. de 2004 à sa mort.

Philippe Séguin était né en Tunisie en 1943, peu avant le décès de son père à l’âge de 22 ans pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après son arrivée en France, il a commencé sa carrière politique au début des années 70 en travaillant dans les cabinets ministériels, sous les présidences de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing.

En 1993, après la victoire de la droite aux élections législatives, Philippe Séguin est devenu président de l’Assemblée nationale. A la campagne présidentielle de 1995, il était partisan de Jacques Chirac. Au début des années 2000 il avait également été candidat à la mairie de Paris.

Admirateur de De Gaulle, Philippe Séguin s’était également fait connaître par son opposition au traité de Maastricht.

Très intéressé par les relations France-Québec, Philippe Séguin avait manifesté sa sympathie à l’égard du mouvement indépendantiste. Il avait séjourné à l’UQAM en 1999 en tant que professeur invité à la Faculté de science politique et de droit, et il avait reçu un doctorat honoris causa de l’UQAM.
1 commentaire
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 7 janvier 2010 12 h 22

    Un grand ami

    Nous regretterons Philippe Séguin.

    Le Québec perd un vrai et grand ami.