Londres examine les implications d'un mandat d'arrêt contre Tzipi Livni

Londres — La Grande-Bretagne examine de façon urgente les implications d'un mandat d'arrêt émis par la justice britannique à l'encontre de l'ex-ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, a indiqué le Foreign Office hier.

Un mandat d'arrêt aurait été émis par un juge d'un tribunal londonien ce week-end, contraignant la responsable, selon les médias, à annuler un voyage en Grande-Bretagne.

«Le fait que le tribunal a émis un mandat d'arrêt pour une personne qui n'est même pas dans le pays nous laisse perplexes», a indiqué une source diplomatique.

«La Grande-Bretagne est déterminée à faire tout ce qu'elle peut pour promouvoir la paix au Proche-Orient, et être un partenaire stratégique d'Israël, a souligné de son côté une porte-parole du Foreign Office. Pour ce faire, les leaders israéliens doivent être capables de venir au Royaume-Uni pour des pourparlers avec le gouvernement britannique. Nous examinons de façon urgente les implications de cette affaire.»

Des médias britanniques et israéliens ont rapporté que Mme Livi, à présent dirigeante de l'opposition centriste en Israël, avait dû annuler un voyage à Londres, de crainte d'être arrêtée à son arrivée.

Selon ces médias, un mandat d'arrêt aurait été émis à son encontre pour crimes de guerres présumés, liés à son rôle pendant l'offensive meurtrière contre la bande de Gaza l'an dernier, ce que les autorités britanniques se sont refusées à confirmer officiellement.