Merkel est la plus puissante

New York — La chancelière allemande Angela Merkel reste pour la troisième année consécutive la femme la plus puissante du monde, selon le classement annuel publié hier par le magazine américain Forbes.

La secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice descend du 4e rang en 2007 au 7e rang en 2008, et la sénatrice démocrate Hillary Clinton, candidate malheureuse à l'investiture de son parti à la présidentielle américaine, passe de la 25e à la 28e place, selon le communiqué de Forbes.

La Française Anne Lauvergeon, présidente du directoire du groupe nucléaire français Areva, progresse de la 14e place en 2007 à la 9e en 2008.

La numéro deux n'est pas très connue du grand public; il s'agit de Sheila Bair, présidente de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation), une des autorités de régulation du secteur bancaire aux États-Unis, qui annonce notamment les faillites bancaires et dont les communiqués sont attendus comme des couperets.

La présidente argentine Cristina Fernandez est au 13e rang.

Parmi les disparues depuis 2007, on note le nom de Zoe Cruz, ancienne présidente de la puissante banque d'affaires Morgan Stanley, un peu affaiblie mais toujours un des fleurons de la finance américaine, et celui de Patricia Russo, directrice générale de l'équipementier français Alcatel Lucent, surnommée Kamikaze Pat, qui doit quitter la société à la fin de l'année.

La liste se compose de 23 femmes politiques, de 54 dirigeantes de société et de quelques femmes puissantes dans les médias ou des organisations à but non lucratif, résume Forbes.

Quarante-cinq pour cent des femmes de la liste sont en dehors des États-Unis, et un tiers font leur apparition pour la première fois, selon le communiqué.