Financement douteux du Labour - Blair a été interrogé par Scotland Yard

Londres — La position de Tony Blair a été encore fragilisée hier avec l'annonce selon laquelle le premier ministre britannique avait été interrogé en tant que témoin pour la seconde fois dans l'enquête sur le financement du Parti travailliste, vendredi dernier.

M. Blair a été entendu comme témoin le 26 janvier, sans la présence d'un avocat, comme lors de sa première audition par la police le 14 décembre, une première pour un chef du gouvernement britannique en exercice.

Cette annonce de Scotland Yard survient après la brève arrestation mardi de Michael Levy, un proche collaborateur de M. Blair. Déjà interpellé en juillet, lord Levy est désormais soupçonné d'entrave à la justice, une action passible d'une lourde peine de prison.

Scotland Yard avait imposé le secret le plus absolu, pour des raisons opérationnelles, sur le deuxième interrogatoire de M. Blair, mené pendant moins d'une heure le 26 janvier. Peu après, le premier ministre s'était rendu à Davos pour le Forum économique mondial.

M. Blair «a été interrogé brièvement pour clarifier des points émergents de l'enquête, a indiqué hier Scotland Yard dans un communiqué. Il a été interrogé en tant que témoin, non comme suspect, et a pleinement coopéré.»

Interrogé pendant plusieurs heures mardi, Michael Levy, 62 ans, le principal collecteur de fonds du Parti travailliste depuis plus de dix ans, a réfuté «toute allégation de malversation». Il a été laissé en liberté.

Le 19 janvier, une autre proche collaboratrice de M. Blair, Ruth Turner, avait été arrêtée à l'aube et interrogée pendant plusieurs heures sur des soupçons d'obstruction à la justice.