Pascale Ferrier plaide coupable d’avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump

En septembre 2020, Pascale Ferrier a posté des lettres contenant de la ricine à Donald Trump, qui était alors président des États-Unis.
Bureau du shérif du comté d’Hidalgo via Associated Press En septembre 2020, Pascale Ferrier a posté des lettres contenant de la ricine à Donald Trump, qui était alors président des États-Unis.

Une Québécoise a plaidé coupable mercredi d’avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump, à la Maison-Blanche en 2020, et devrait être condamnée à près de 22 ans de prison, selon le procureur fédéral de Washington.

Pascale Ferrier, 55 ans, a reconnu qu’elle avait fabriqué de la ricine, un poison potentiellement mortel, dans sa maison du Québec en septembre 2020 et qu’elle l’avait placée dans des courriers menaçants adressés au président des États-Unis et à huit agents texans.

Sa peine pour « violations des règles sur les armes biologiques » sera prononcée le 26 avril et devrait, si le juge accepte les termes de l’accord passé avec l’accusation, s’élever à 262 mois de prison, précisent dans un communiqué les services du procureur Matthew Graves.

« Il n’y a pas de place pour la violence politique dans notre pays », a commenté ce dernier. « Nous espérons que cet épilogue envoie une mise en garde à ceux qui seraient tentés d’envoyer des substances toxiques et des menaces par la poste. »

Selon le dossier judiciaire, la lettre, qui avait été interceptée en septembre au centre de tri postal de la Maison-Blanche, qualifiait Donald Trump d’« affreux clown tyrannique ».

« Abandonnez, ne vous présentez pas à cette élection » lors de laquelle le républicain était candidat à un second mandat, ajoutait-elle, avant de souligner avoir glissé dans la lettre « un cadeau spécial » — le poison — pour « l’aider » à se décider.

La Québécoise avait également menacé des employés du système carcéral et policier texan qu’elle jugeait responsables de son incarcération, pendant environ deux mois en 2019, pour possession illégale d’armes à feu.

Après avoir posté ses lettres au Canada, elle s’était rendue en voiture aux États-Unis et avait été interceptée par des gardes-frontières en possession d’une arme chargée et de nombreuses munitions. Placée en détention, elle est restée incarcérée pendant toute la procédure.

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