Biden minimise l’affaire des documents confidentiels

« Je pense que vous allez voir que c’est du vent. Je n’ai aucun regret. J’applique ce que les avocats m’ont dit qu’ils voulaient que je fasse. C’est exactement ce qu’on fait », a indiqué Joe Biden.
Andrew Caballero-Reynolds Agence France-Presse « Je pense que vous allez voir que c’est du vent. Je n’ai aucun regret. J’applique ce que les avocats m’ont dit qu’ils voulaient que je fasse. C’est exactement ce qu’on fait », a indiqué Joe Biden.

Joe Biden a minimisé jeudi le tollé entourant la découverte de documents confidentiels datant de l’époque de sa vice-présidence dans un cercle de réflexion et dans sa maison familiale, affirmant que c’était « du vent ».

« Écoutez, nous avons trouvé quelques documents […] qui étaient rangés au mauvais endroit, nous les avons immédiatement remis aux Archives nationales et au département de la Justice », a dit le président américain à des journalistes qui l’interrogeaient sur le sujet lors d’un déplacement en Californie. « Je pense que vous allez voir que c’est du vent. Je n’ai aucun regret. J’applique ce que les avocats m’ont dit qu’ils voulaient que je fasse. C’est exactement ce qu’on fait », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il coopérait « entièrement » avec les autorités.

Il s’agit d’une affaire délicate pour M. Biden, qui envisage de se représenter en 2024, et pour les démocrates dans leur ensemble. Ces derniers ne se sont en effet pas privés de critiquer l’ancien président républicain Donald Trump, visé par une enquête judiciaire pour avoir conservé des cartons entiers de documents à son départ de Washington en 2021.

En ce qui concerne le président démocrate, de premiers documents classifiés avaient été découverts le 2 novembre au Penn Biden Center, un cercle de réflexion de Washington où Joe Biden avait autrefois un bureau, et signalés aux Archives nationales. Puis, en décembre, les avocats du président avaient ensuite trouvé, dans le garage de sa maison de Wilmington, dans le Delaware, « un petit nombre de documents » potentiellement confidentiels, et avaient averti le département de la Justice. Enfin, en janvier, ces avocats ont mentionné un autre document confidentiel, celui-là trouvé dans la pièce adjacente au garage de la maison. Le lendemain, l’avocat de la présidence y a découvert cinq pages supplémentaires.

Pour faire taire les soupçons de « deux poids, deux mesures », le département de la Justice a confié les enquêtes sur les dossiers de Joe Biden à un procureur spécial indépendant, comme il l’avait fait pour Donald Trump.

L’opposition républicaine a quant à elle dénoncé la communication au compte-gouttes de l’exécutif. Profitant de sa — légère — majorité à la Chambre des représentants, elle a lancé une enquête parlementaire et réclamé plus d’informations.

Une loi de 1978 oblige les présidents et les vice-présidents américains à transmettre, à l’issue de leur mandat, l’ensemble de leurs courriels, de leurs lettres et de leurs autres documents de travail aux Archives nationales.

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